LR : Valérie Pécresse cible "l'autoritarisme puéril" de Laurent Wauquiez

Politique

RIPOSTE - Dimanche, invitée du Grand Rendez-Vous, Valérie Pécresse a répondu sèchement à Laurent Wauquiez, pour qui, au sein de LR, "soit on est candidat, soit on se tait".

Une nouvelle fissure, ou plutôt une nouvelle faille de plus dans le camp des Républicains. Après Alain Juppé, qui dénonçait vendredi "le discours populiste" qui se développerait au sein de sa famille politique, Valérie Pécresse a lancé un nouvel avertissement musclé à Laurent Wauquiez, candidat et favori pour prendre la présidence du mouvement, dimanche lors du Grand Rendez-Vous CNews-Europe 1-Les Echos.

La présidente LR de la région Ile-de-France était interrogée sur des propos tenus par Laurent Wauquiez le 18 octobre sur la chaîne i24. Ce dernier visait alors les critiques de Valérie Pécresse et Xavier Bertrand à l'égard de sa ligne jugée trop droitière : "Je comprends les ambitions contrariées, les ego chiffonnés. Nous, on a une famille politique à reconstruire, je n'aime pas tellement les tireurs embusqués", avait lancé le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Qui ajoutait : "en politique, il y a une règle : soit on est candidat, soit on se tait". 

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"Bataille de décibels"

"Celui qui me fera taire n'est pas né", a rétorqué la patronne de la région Ile-de-France, comme elle l'avait fait il y a quelques jours. Avant d'enfoncer le clou et de dénoncer "l'autoritarisme un peu puéril" de Laurent Wauquiez et sa "bataille de décibels". "Un parti n'est pas une dictature. On peut s'y exprimer librement."

Pour l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, "une droite qui se rétrécit perdra". "Je mets en garde : notre droite a toujours été composite. Il faut qu'on réussisse à faire vivre cette diversité". Valérie Pécresse, qui a fondé son propre mouvement, "Libres !", veut "porter une ligne politique" nouvelle face à Emmanuel Macron. 

Cité dimanche par Le Parisien, Laurent Wauquiez, dont la ligne droitière inquiète une partie des ténors LR, l'assure : "Ils m'attendent en version bourrine avec une hâche. Je vais surprendre en étant rassembleur". Et de promettre que, le 10 décembre au soir (jour de l'élection à la présidence LR), il "tendra la main" à ses deux concurrents, Florence Portelli et Maël de Calan. De quoi éviter une scission ?

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