VIDÉO - Présidence LR : Pécresse met en garde contre "le risque de scission" en cas de victoire de Wauquiez

ELLE NE VEUT PAS DE LUI - Dans une interview au Parisien publiée samedi puis depuis l'Université d'été LR à La Baule, la présidente LR de la région Ile-de-France a qualifié de "ligne rouge" la "porosité avec le Front national qui pourrait tenter certains élus des Républicains" si Laurent Wauquiez prend la tête du parti cet automne. A son arrivée à La Baule, le principal intéressé a répliqué en disant qu'il "ne répondrait pas aux polémiques".

"Si la droite met les doigts dans cet engrenage-là, ça ne sera plus ma droite". Valérie Pécresse ne s'en cache pas. Le virage à droite de la droite que pourrait prendre son parti Les Républicains en cas d'élection de Laurent Wauquiez à sa présidence cet automne ne l'enchante guère. 


Elle évoque même, dans une interview donnée au Parisien ce samedi, un "risque" d'éclatement s'il gagne. "Pour le conjurer, on doit assumer nos différences et ne pas chercher à les étouffer", dit-elle. "Nous devons tirer les leçons de nos deux défaites, celles de 2012 et 2017. A chaque fois, on a eu le réflexe de se recroqueviller vers le noyau dur de la droite", estime la présidente LR de la région Ile-de-France.  Elle préconise au contraire "d'élargir la droite, de l'oxygéner, d'ouvrir les portes et les fenêtres pour redonner une envie de droite aux Français". "Et sans porosité avec le Front national. C'est la ligne rouge", insiste-t-elle. 

Des propos qu'elle a cependant tempérés dans l'après-midi depuis La Baule, où Les Républicains tiennent leur Université d'été jusqu'à dimanche. En utilisant quasiment pourtant le même vocabulaire. "Certains ont mal pris mes propos de ce matin. C'est vrai qu'après les défaites, il y a des risques de division, de dislocation", a-t-elle déclaré. "Un certain nombre de nos camarades sont partis avec Emmanuel Macron, ils sont partis 'En marche'" a-t-elle cité comme exemple, en référence aux "Constructifs" qui soutiennent le chef de l'Etat. 

Les risques de division existent, et si on ne veut pas davantage de division, il faut que tout le monde se sente bien dans la familleValérie Pécresse à La Baule

"Les risques de division existent, et si on ne veut pas davantage de division, il faut que tout le monde se sente bien dans la famille", a insisté l'ancienne ministre. Elle fixe une mission aux Républicains : "Très très vite il faut non pas se recroqueviller sur le noyau dur des militants les plus fidèles mais essayer de repartir à la reconquête du coeur de tous les Français et ramener à nous la société civile, les jeunes, le peuple de France, redonner envie de droite à nos compatriotes." "On ne leur redonnera pas envie de droite en niant nos différences", a-t-elle martelé.

En vidéo

Daniel Fasquelle : "On ne veut pas de guerre des chefs"

En vidéo

3 choses à savoir sur Laurent Wauquiez

Wauquiez réplique

"Ce que je crois c'est que quand il y a une grande défaite, il y a des risques de scission. Moi je veux conjurer ce risque, c'est pour ça que je crée un mouvement qui s'appelle 'Libres !' mais que j'inscris clairement dans ma famille politique LR, même s'il sera ouvert à toute la société civile", a-t-elle encore détaillé. Et d'ajouter : "L'intérêt de ce mouvement, c'est de faire vivre la diversité, la richesse de la droite et aussi d'éviter le risque de porosité du Front national qui pourrait tenter certains des élus des Républicains". Un mouvement qui fera ses premiers pas le 10 septembre. Deux mois tout pile avant le premier tour du scrutin interne chez Les Républicains. 


La réponse de Laurent Wauquiez à son arrivée à La Baule en d'après-midi ? "Je ne répondrai pas aux polémiques".  Avant cependant d'ajouter un peu plus tard devant les militants, sans citer Valérie Pécresse : "Personne ne nous dictera ce qu'on a le droit de penser" ou "ne laissez personne vous dire que quand on affirme ses valeurs, on est divisé".

Tout savoir sur

Tout savoir sur

LR : le clash entre Laurent Wauquiez et Virginie Calmels

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter