Présidence UMP : Gaullisme, es-tu là ?

Présidence UMP : Gaullisme, es-tu là ?

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POLITIQUE – En campagne pour diriger l'UMP, Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire et Hervé Mariton se succèdent devant "l'amicale gaulliste", qui rassemble une quarantaine de parlementaires.

Le général de Gaulle veille sur le déroulé de la campagne pour la présidence de l'UMP. 45 ans après la mort du premier président de la Ve République, une quarantaine de députés s'efforcent de véhiculer ses valeurs, dans le cadre d'une "amicale" devant laquelle Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire et Hervé Mariton ont été (ou vont être) conviés. L'ex-chef de l'Etat a été le premier à être auditionné le 29 octobre dernier, du côté de l'Assemblée nationale. Bruno Le Maire le sera mardi. Hervé Mariton mercredi. "Tous les présidents de l'UMP sont issus du mouvement gaulliste", aime à rappeler Bernard Accoyer, ex-président de l'Assemblée nationale et créateur de cette amicale.

''En bon gaulliste, je ne cède pas aux pressions''

Une précision pas forcément inutile, alors que l'héritage du général dépasse largement le cadre de l'UMP. Le 9 novembre dernier, Anne Hidalgo (PS), Nicolas Dupont Aignan (Debout la France) ou encore Florian Philippot (FN) se sont par exemple présentés devant la tombe du général de Gaulle pour la commémoration de sa mort. "La famille nous avait fait savoir qu'elle était opposée à cette démarche à l'approche du scrutin interne", se défend Bernard Accoyer, pour qui les "valeurs" du général de Gaulle constituent le socle de la formation de droite et centre-droit. Lesquelles ? "La place de la France dans le monde, la francophonie, l'importance de la défense ou encore les institutions", énumère-t-il.

Alors, qui de Sarkozy, Le Maire ou Mariton mérite son brevet de gaullisme ? Pour Philippe Gosselin (Manche), la question ne se pose pas exactement en ces termes : "Tout le monde se revendique un peu gaulliste, mais aucun des trois candidats ne l'est à 100%. Et d'ailleurs, nous voulons pas imposer un candidat." Il n'empêche, Bruno Le Maire se rend lui au rendez-vous d'un pas décidé. "Le gaullisme, c'est la conviction des choix politiques", glisse-t-il à metronews à la veille de son entretien. "Quand je présente ma position sur le mariage pour tous, en bon gaulliste, je ne cède pas aux pressions", se gargarise-t-il, dans une référence explicite aux atermoiements de Nicolas Sarkozy sur le sujet, samedi, devant le collectif Sens commun . Et l'ancien ministre d'enfoncer le clou : "Le gaullisme, ce n'est surtout pas traiter les Français comme des clientèles."

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