Affaire Fillon : le candidat résiste aux frondeurs et ne voit pas "d'alternative à sa candidature"

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L'affaire Penelope Fillon

DROIT DANS SES BOTTES - C'est la confusion chez Les Républicains. A nouveau visé par une fronde ces derniers jours, François Fillon s'est adressé ce mardi aux parlementaires de son camp, menée par Georges Fenech. Et la réponse est claire : pas d'abandon et un appel à rentrer dans le rang.

Matinée confuse chez Les Républicains. A la suite d'un énième coup de pression en provenance de parlementaires frondeurs, emmenés par Georges Fenech, François Fillon a annoncé, lors de la rencontre avec les parlementaires du parti, qu'il n'était pas question qu'il lâche la course à la présidentielle. Et ce, malgré le mal que l'affaire d'emplois présumés fictifs de son épouse a fait à sa candidature. "Le retrait de ma candidature créerait une crise majeure", leur a-t-il assuré, alors que des députés frondeurs avaient fait la demande - retirée depuis - d'une réunion d'un bureau politique. "Il n'y a pas de solution alternative à ma candidature". Et d'appuyer : "Est-ce que vous m'aidez ou est-ce que vous me compliquez la tâche ?"

La pression était pourtant forte autour du candidat. La veille, un petit groupe de parlementaires, inquiets du déroulement de la campagne de François Fillon, s'était réuni. Objectif : faire le point sur la situation délicate de leur candidat et débattre d'une éventuelle prise de position, ont indiqué plusieurs participants. Parmi les 17 convives, Claude Goasguen, Nadine Morano, Sébastien Huygue ou encore Georges Fenech, l'un des premiers députés LR à avoir réclamé le retrait de François Fillon de la course à la présidentielle. 

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On ne peut plus faire campagne.- Georges Fenech

"On ne peut plus faire campagne", avait lâché ce député sarkozyste du Rhône à l'issue du dîner qui se tenait au Bourbon, à proximité de l'Assemblée nationale. Selon nos informations, Georges Fenech avait demandé la tenue d'un bureau politique, l'instance exécutive du parti, pour décider du sort de la candidature de François Fillon. Une exigence finalement retirée devant la fermeté du candidat, qui leur a annoncé avoir "des choses bien plus importantes à faire".

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Fillon appelé à prendre ses responsabilités

Georges Fenech, à la tête des frondeurs, avait évoqué en quittant le dîner "une situation désastreuse" pour évoquer l'état de la campagne du candidat, à la traîne dans les sondages, et dont aucun déplacement ne se déroule sans un accueil compliqué par des contre-manifestants. "Nous avons fait le constat que nous ne pouvons plus faire campagne sur le terrain", a-t-il poursuivi. 

Sur LCI ce mardi, le sénateur sarkozyste Alain Houpert avait tenu des propos encore plus désenchantés : "Les électeurs sont désemparés et les militants ne veulent plus tracter. On ne peut pas faire de campagne sans troupe. Un parti politique, c'est l'esprit de meute, c'est pas l'esprit moutonnier. François Fillon nous a demandé un moratoire de quinze jours, qui se termine mercredi. Rien ne s'est amélioré. Il faut changer d'homme. Il faut avoir le courage et l'honneur de le faire."

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Des propos bien pessimistes, en aucun cas nuancés par Christian Estrosi, toujours sur LCI : le patron de la région Paca a rappelé qu'il n'était pas "filloniste" et qu'il ne voulait pas que son "combat contre les Le Pen soit fragilisé à cause d'un trouble dans notre famille politique". 

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Selon des propos rapportés par BFMTV, Georges Fenech attendait beaucoup de choses de la réunion avec François Fillon : "Nous nous sommes coordonnés pour dire un certain nombre de choses demain matin à une réunion de groupe, à laquelle François Fillon a dit qu'il participerait".  L'élu en avait appelé à la convocation d'un bureau politique du parti pour peser sur la conduite à tenir. En vain : le soldat Fillon entend mener sa mission jusqu'au bout.

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