Présidentielle 2017 : au retour de Rio, François Hollande fait des confidences

Politique
AVENIR - Dans l'avion qui le ramenait de Rio où il se trouvait pour le lancement des Jeux olympiques, le président a laissé échapper quelques précisions sur son calendrier pour la présidentielle et sa vision de l'élection.

François Hollande est rentré samedi 6 août de Rio, où il a défendu la candidature de Paris pour l'organisation de l'édition 2024 des Jeux olympiques. Sur le chemin du retour, accompagné d’une poignée de journalistes dans l'avion, le président de la République s'est livré à quelques confidences. S'il tient deux conseils de sécurité les 11 et 17 août et fera un ou deux déplacements en France, il ne prendra que quelques jours de repos en fin de semaine. Le chef de l'Etat a en effet déjà en tête le lancement de l’année électorale en septembre.

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Une candidature en décembre ?

Le président a d'abord rappelé qu'il devrait annoncer en décembre s'il briguera ou non un second mandat à l’Elysée : "Ce n'est pas au cœur de l'été que je vais prendre ma décision", a-t-il déclaré selon Le Monde , soulignant qu'il devait incarner sa fonction présidentielle jusqu'à la fin de l'année. En quoi une candidature à sa réélection serait-elle justifiée ? Réponse : "Il faut fonder son choix sur d'autres arguments que la simple continuité, ou même la réussite de l'action", a-t-il expliqué, et d’ajouter qu’à la rentrée à Paris, "ce sera le tumulte, du pain béni pour la presse", mais "moi, je n’ai pas besoin d’être dans la précipitation".

"Il n'y a pas de candidat de droit divin"

François Hollande ne fondera pas sa décision de décembre sur le résultat de la primaire de la droite des 20 et 27 novembre prochains. D’ailleurs, quel que soit le candidat vainqueur, il "se sera droitisé", selon lui. Mais dans l’hypothèse où François Hollande déciderait d’être candidat, il devrait repasser par la case primaire, une étape dénoncée par la droite comme un "affaiblissement de la fonction présidentielle".

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Pour le Président au contraire, la campagne pour le scrutin des 22 et 29 janvier est un avantage : "Une campagne, vous redescendez. Si vous ne redescendez pas, vous restez là-haut et c'est terminé pour vous. Si vous n'acceptez pas de redevenir citoyen, prendre les coups, si vous ne refaites pas tout le parcours, on ne veut pas de vous et on a raison. Il n'y a pas de candidat de droit divin. À chaque fois qu'un candidat a voulu faire le président, il n'a jamais été président."

Pas "une retraite, mais un retrait"

François Hollande se projette : s’il devait renoncer à se présenter, ou bien se présenter et être battu, alors il ne promet pas "une retraite, mais un retrait". "Je ne suis pas un accro au pouvoir", confie le Président, "ce qui me pousserait dans une espèce d’obsession, c’est plutôt la politique".

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