Présidentielle 2017 : Marine Le Pen au second tour dans tous les cas de figure

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SONDAGE LCI - Selon notre sondage réalisé avec l'institut TNS Sofres- One Point, Marine Le Pen serait assurée de participer au second tour de l'élection présidentielle quels que soient les candidats en face d'elle.

Un plébiscite. A sept mois de l'élection présidentielle, la candidate du Front national Marine Le Pen caracole en tête des intentions de vote au premier tour du scrutin. Un sondage LCI-Le Figaro réalisé par TNS Sofres-One Point crédite la présidente du Front national d'un score au premier tour compris entre 26 % et 29 % des suffrages exprimés ce qui lui permettrait de se qualifier aisément, en tête,  pour le second tour de l'élection présidentielle dans chacune des neuf hypothèses testées.


Dans un premier scénario, qui la verrait affronter  Nicolas Sarkozy, François Bayrou, François Hollande et Emmanuel Macron, Marine Le Pen terminerait en tête du premier tour de l'élection présidentielle avec 26 % des voix, précédée par Nicolas Sarkozy (20 %). Un score qui monterait à 27 % dans la même configuration seulement dépourvue de François Bayrou.

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Présidentielle 2017 : Macron surpasse Hollande et Le Pen toujours favorite

Dans le même cas de figure, mais avec Alain Juppé candidat à la place de Nicolas Sarkozy, la présidente du FN pourrait atteindre jusqu'à 28,5% des intentions de vote devançant le maire de Bordeaux (25%) et Emmanuel Macron qui plafonnerait à 15%.  En cas d'absence de ce dernier et de François Bayrou, elle serait créditée de 29 %, prenant le meilleur sur François Hollande et Nicolas Sarkozy. Par ailleurs, elle obtiendrait un score identique avec François Hollande et Alain Juppé en lice, sans Emmanuel Macron, mais serait, dans ce cas unique, devancé par le candidat Les Républicains (33%). Dans tous les cas, Marine Le Pen affronterait un candidat de droite au second tour.

Se doter d'une stature présidentielle

Tout un symbole pour la chef du parti frontiste qui lançait, samedi 3 septembre, sa campagne présidentielle à Brachay (Haute-Marne), un village d'une cinquantaine d'habitants où son parti arrive largement en tête à chaque élection. "J'ai pris mes distances avec le futile pour me concentrer sur l'essentiel, et rencontrer les Français", s'est notamment justifiée la patronne du FN, pour expliquer sa longue "diète médiatique" estivale.


Marine Le Pen a voulu s'afficher au-dessus de la mêlée , "loin des querelles de partis", des "chicaneries politiques, des errements politiques" visant "des gains électoraux immédiats". Mais aussi des "revirements incessants", des "promesses de changement" et des "guerres d'égo et des primaires", un "triste spectacle", énumère-t-elle encore. Malgré cela, Marine le Pen ne s'en est pas pris frontalement à ses adversaires, hormis Nicolas Sarkozy, et a voulu donner une image d'apaisement et de sérénité se contentant d'égrener ses thèmes de campagnes : la défense de l'Etat de droit, la laïcité, la lutte contre le communautarisme.


Elle a également réafirmé sa volonté de voir la France quitter l'Union Européenne à l'instar de la Grande-Bretagne annonçant, en cas d'élection, la tenue d'un référendum sur cette question.

Il faut croire en la politique, croire en l'Etat-Nation. Regardez les Britanniques : ils ont eu ce courage. Contre tous les prophètes de malheur, ils ont choisi leur destin. Ils ont décidé de redevenir maître d'eux même. Ce référendum sur l'appartenance à l'Union Européenne, je le ferai en France.Marine Le Pen

Assez peu d'évènements, une parole rare pour se donner une stature présidentielle et une image de personnalité haut-dessus de la mêlée : la patronne du Front national entend poursuivre cette stratégie qui, pour le moment, lui donne raison dans les sondages. 

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Marine Le Pen à Brachay : "Il faut croire en la politique"

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