Présidentielle 2017 : Montebourg fait un pas de plus vers une candidature

Présidentielle 2017 : Montebourg fait un pas de plus vers une candidature

PRESIDENTIELLE 2017 – L'ancien ministre du Redressement productif défend dans les colonnes du Parisien l'organisation d'une primaire à gauche à laquelle participerait François Hollande. A défaut, il ferait "usage de sa liberté", prévient-il.

Arnaud Montebourg veut replonger dans le grand bain de la politique. Deux ans après son éviction de l'équipe gouvernementale de Manuel Valls, dont il avait fermement critiqué la politique économique, l'ex-ministre du Redressement productif cache à peine, dans une interview accordée au Parisien dimanche, ses intentions en vue de 2017. Sa participation à une éventuelle primaire de la gauche est une "hypothèse réaliste", estime-t-il. Il pourrait même faire "usage de (s)a liberté" si cette primaire n'était pas organisée.

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Samedi, il lançait son site Internet


La comparaison avec Cincinnatus aura donc fait long feu. Lors de sa sortie du gouvernement, Arnaud Montebourg s'était comparé à cet homme d'Etat romain qui, au Ve siècle av. J. C., aurait renoncé à son titre de dictateur romain après 6 mois au pouvoir pour retourner labourer ses champs. Montebourg, lui, n'aura pas tenu deux ans avant de remiser ses habits d'entrepreneur au placard, et d'endosser ceux de l'homme politique. Samedi, il a lancé son site Internet, " Le Projet France ", nouvelle étape en vue de l'élection présidentielle à venir.

Dans Le Parisien , Arnaud Montebourg défend une nouvelle fois l'organisation d'une primaire à gauche, seule voie selon lui pour éviter une déroute en 2017 : "Sans primaire, l'élimination de la gauche dès le premier tour est garantie et programmée", explique-t-il, avant d'ajouter que "ce serait de l'intérêt de tous, y compris de l'actuel président, de s'y soumettre". "S'il n'y a pas de primaire, il est évident que je ferai usage de ma liberté", menace-t-il. En clair, il pourrait se présenter face au président sortant. Reste à convaincre François Hollande, qui assurait le 14 avril qu'il prendrait prendra sa décision sur une éventuelle candidature "à la fin de l'année", de se plier au jeu.

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