Présidentielle 2017 : Valls pense que la gauche peut gagner, "à condition de défendre le bilan"

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OPTIMISTE - Invité du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI ce dimanche, Manuel Valls a estimé que la gauche "peut gagner la présidentielle si elle défend son bilan". "Ça suffit d’être déprimé, ça suffit d’être honteux" a déclaré le Premier ministre, qui s’est posé en "premier de cordée" pour défendre le bilan de son gouvernement.

"J'en ai assez des commentaires et de cette gauche honteuse d'assumer les responsabilités du gouvernement dans un moment particulièrement difficile" a déclaré le Premier ministre lors du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI. "Il est temps de sonner l'alarme, de dire que ça suffit d'être déprimé, d'être honteux. Gouverner la France, je l'éprouve tous les jours c'est une immense fierté. Nous réformons, nous avons créé 12 grandes régions, nous avons décentralisé, nous continuerons à réformer jusqu'au bout." Manuel Valls s’est à de nombreuses reprises dit "fier" du bilan de son gouvernement, et en tant que Premier ministre il estime qu’il lui revient de le défendre en vue de la présidentielle de 2017. 

Manuel Valls favorable à une candidature de François Hollande

Interrogé sur la candidature du président François Hollande, Manuel Valls a répondu : "Cette décision lui appartient, c'est lui qui a été élu par les Français en 2012. C'est une décision intime, personnelle. Ce que je lui dis, ça me regarde." "Si j'étais à sa place ou si c'était à lui de répondre, je dirais : je suis fier comme président de la République d'avoir sauvé le Mali grâce à l'intervention des forces armées françaises, je suis fier  d'avoir permis à la Grèce de rester dans la zone euro, je suis fier de ce peuple français qui a manifesté sa résilience et sa capacité de résistance le 11 janvier 2015 et après tous les attentats.  Je suis fier d'avoir engagé la France sur la voie de la compétitivité et notamment dans le secteur industriel. Je suis fier d'avoir permis à l'école de redevenir la première priorité de la nation."


"Je souhaite que dans les deux mois qui viennent nous soyons dans la défense du bilan, la comparaison avec la droite, et ouvrir de nouveaux chantiers" a continué le Premier ministre, en évoquant notamment la décentralisation ou le revenu universel.  

"On ne peut pas trahir, on ne peut pas être déloyal, c'est ma conception de la vie politique."Manuel Valls

Manuel Valls a rappelé sa loyauté envers François Hollande, une occasion de tacler au passage Emmanuel Macron. "Ca a été un bon ministre, j'ai défendu son action, j'ai même dû engager la loi Macron. La question de la loyauté c'est autre chose. La loyauté pour moi c'est une valeur, c'est un engagement d'une vie. (…) La loyauté, c'est essentiel. On ne peut pas trahir, on ne peut pas être déloyal, c'est ma conception de la vie politique. Je suis loyal au président de la République car c'est ma vision des institutions, ma vision de la vie politique mais je suis d'abord loyal aux Français. Vous vous rendez compte, le spectacle que l'on donne quand on gouverne et pour des raisons personnelles, on quitte l'action gouvernementale pour préparer une autre étape... non, ce n'est pas possible."

VIDEO. Manuel Valls au sujet d'Emmanuel Macron : "on ne peut pas trahir

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