"Emmanuel Macron n’est pas de droite" et n'aura pas le soutien de Sarkozy, juge Bruno Retailleau

"Emmanuel Macron n’est pas de droite" et n'aura pas le soutien de Sarkozy, juge Bruno Retailleau

CAMPAGNE - Le sénateur et candidat à une éventuelle primaire LR était l’invité de LCI ce jeudi 22 avril. Il a estimé que l’organisation de cet exercice à droite était nécessaire dans l’optique de 2022 et exclu un éventuel soutien de Nicolas Sarkozy à Emmanuel Macron.

À un an de l’élection présidentielle, les troupes s’organisent. Alors que certains veulent éviter à tout prix d’avoir recours à des primaires - leurs gagnants de droite comme de gauche n’ayant pas accédé au second tour en 2017 - d’autres estiment que le déroulement d’un scrutin interne est nécessaire. C’est le cas de Bruno Retailleau qui a fait acte d’une candidature pour une primaire organisée à droite. Invité politique de LCI jeudi 22 avril, le président des Républicains au Sénat a considéré que "la présidentielle ne peut pas être une échappée solitaire" et que "s’il n’y a pas de candidat qui écrase le match, il faut une primaire".

Selon le sénateur, l’organisation d’une primaire aurait trois vertus : "Départager quelqu’un d’entre nous, trancher sur des idées et une ligne politique, s’engager à ce que tous ceux qui participeront à cette primaire forment une équipe de France parce que ce sera très dur". Bruno Retailleau s’inscrit ici en opposition au candidat autoproclamé à droite Xavier Bertrand, qui a eu l’occasion de déclarer qu’il ne participerait pas à une primaire de son camp politique. "Ma famille politique dispose de nombreux talents, et je les rassemblerai tous autour de mon projet", a affirmé Xavier Bertrand, faisant acte de sa candidature au Point.

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Ceci étant, Bruno Retailleau a exclu sans ambages un éventuel soutien de Nicolas Sarkozy, avec qui il échange régulièrement à Emmanuel Macron. Pour une raison simple : "Emmanuel Macron n’est pas de droite, il n’est pas de notre famille politique". Le sénateur a explicité sa pensée, s'appuyant sur le bilan du chef de l'État, après quatre ans de mandat : "Emmanuel Macron va laisser un bilan très modeste à la France. Il n’est pas de droite quand il est en situation d’échec sur le régalien, sur l’insécurité, sur l’immigration. Il n’est pas de droite quand il laisse filer les déficits publics avant même la crise sanitaire. Il ne faut plus d’équivoque, les Français ont besoin de clarté." 

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