Présidentielle 2022 : "Je n'en ai rien à faire des sondages", lance Nicolas Dupont-Aignan

L'interview politique du 7 octobre 2021 : Nicolas Dupont-Aignan, président DLF et candidat à la présidentielle

INTERVIEW - Invité d'Elizabeth Martichoux sur LCI, ce jeudi 7 octobre, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et candidat à l'élection présidentielle, a commenté un sondage donnant Eric Zemmour au second tour.

"Il n'y a pas le régime des partis, il y a le régime des médias, il y a le régime des sondages." Un sondage Harris Interactive pour Challenges, publié mercredi 6 octobre, donne pour la première fois Eric Zemmour devant Marine Le Pen au premier tour. Le polémiste est crédité de 17% des intentions de vote, dépassant la candidate du Rassemblement national (15%). Une ascension fulgurante de près de 10 points en un mois. Très loin derrière, alors qu'il a vu certains de ses cadres quitter son parti, Nicolas Dupont-Aignan est à la peine, à moins de sept mois de l'élection. Le président de Debout la France se retrouve coincé à 2%.

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"Ça va très bien", a expliqué le candidat à l'élection, invité sur LCI, jeudi 7 octobre, affirmant qu'il n'en a "rien à faire" des "sondages" et des "petites phrases". "Vous croyez encore aux sondages ? Je me souviens qu'aux élections régionales, où on nous a cassés les pieds avec les sondages pendant des semaines, ils se sont complètement trompés à dix points près." "Je m'adresse à ces 20 millions de Français qui sont écœurés de la vie politique, qui n'ont pas envie que ce soient les journalistes ou les sondeurs qui décident à leur place. (...) Je leur dis : 'allez voter, vous pouvez bouleverser le jeu politique", a-t-il poursuivi. 

Je ne m'inclinerai pas devant des sondages- Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France

Rappelant être favorable à "une primaire ouverte" pour "choisir le meilleur par le vote" et "éviter les divisions", une idée qu'il avait proposée au mois de janvier 2020, sans qu'elle soit retenue par Marine Le Pen ou Eric Zemmour, Nicolas Dupont-Aignan a maintenu être prêt à s'incliner "s'il y a une primaire". "En revanche, je ne m'inclinerai pas devant des sondages, des commentaires", a-t-il assuré. "Je crois à la solidité des convictions et je crois au travail de terrain." "Aujourd'hui, il n'y a pas le régime des partis, il y a le régime des médias, il y a le régime des sondages, il y a le régime des Parisiens", a-t-il dénoncé.

Il a ainsi affirmé qu'il ne se ralliera pas à Eric Zemmour, le jugeant "très Parisien et très médiatique", même s'il "l'aime beaucoup" et trouve qu'il "a des qualités". "Pourquoi des ralliements ? À quoi, comment ? (...) On ne sait pas s'il est candidat. C’est une opération médiatique, avec des heures d'antenne", a estimé le député de l'Essonne. "Je pense que ça va se rééquilibrer. Les Français ont peut-être le droit de savoir ce que je propose. Les Français ont des problèmes sérieux, le pays est au bord du précipice. Les Français n'attendent pas des oiseaux de malheur, ils attendent des propositions, des solutions."

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"D'ailleurs, si vous lisez le livre d'Eric Zemmour, il est passionnant. Ce ne sont que des petites histoires : 'j'ai déjeuné avec machin, j'ai fait ci, il n'est pas gentil, il est gentil...' C'est un peu romancé", a commenté Nicolas Dupont-Aignan. "Moi, je sors un livre de propositions chiffrées. J'ai été maire 22 ans, j'ai sauvé une ville de la faillite. Les Français en ont ras le bol des histoires. Ils veulent des solutions", a-t-il conclu, toutefois "ravi qu'Eric Zemmour apporte sa contribution au débat".

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