La gauche toujours divisée après une seconde réunion en vue de 2022

Les participants à la première réunion de la gauche, le 17 avril 2021 à Paris.

DISCUSSIONS - Un mois et demi après une première réunion dans l'objectif d'un rassemblement de la gauche pour 2022, les échanges se sont poursuivis par visioconférence ce lundi.

Toujours pas de décision sur une candidature commune, mais des discussions sur de grands thèmes : justice sociale, transition écologie, démocratie notamment. Ce lundi s’est tenue la deuxième réunion des organisations de gauche, sous la forme d’une visioconférence d’environ deux heures. Après l’audition de collectifs de citoyens, les responsables politiques ont pu échanger entre eux, voire débattre.

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L'élection présidentielle 2022

Car un peu moins d’un an avant l’élection présidentielle, de nombreux points de discorde semblent persister entre les participants. Parmi eux comptaient le chef d'Europe Ecologie-Les Verts, Julien Bayou, l’eurodéputé Yannick Jadot, le Premier secrétaire du PS Olivier Faure, le député France Insoumise Eric Coquerel, ou encore le communiste Pierre Lacaze. D’autres organisations, comme le mouvement Génération.s de Benoît Hamon, ou Place publique via Raphaël Glucksmann, s’étaient aussi joints aux discussions.

"Très bien" pour certains, "pas très utile" pour d'autres

À l’issue de celles-ci, le bilan divergeait d’une partie à l’autre. "C’était très bien. L’enjeu est clair d’une candidature qui rassemble largement et qui soit en capacité d’offrir une alternative à Macron-Le Pen", assurait-on dans le camp écologiste, rappelant qu’il s’agissait encore d’une "réunion de travail".

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"Il faut que l’on ait des débats profonds sur les enjeux de 2022, nuance-t-on au PCF, alors que le parti a officialisé le 9 mai dernier la candidature de Fabien Roussel. Pour nous, c’est l’emploi et la lutte contre la pauvreté. On travaille sur le fond, pas le casting." "Pas très utile", juge même la participation insoumise, qui estime que "les divergences avec le PS et Jadot ont accru" et qu’il est "compliqué d’envisager dans ces conditions un avenir en commun".

Discorde sur la manifestation policière

Depuis la première réunion, le 17 avril, le parti de Jean-Luc Mélenchon est représenté par Eric Coquerel. Le député de Seine-Saint-Denis a cette fois abordé la participation de certains responsables à la manifestation qui s’est tenue le 19 mai à l’initiative de syndicats policiers. Un "sujet de désaccord fondamental", avait-il annoncé dans une "lettre ouverte" publiée en amont lundi, sur lequel LFI ne pourrait "transiger".

Du côté écologiste, marqué notamment par la présence ce jour-là devant l’Assemblée nationale de Yannick Jadot, on affirme que la manifestation se doublait d’un hommage aux fonctionnaires tués. Dans les rangs communistes, c’est plutôt le soutien aux services publics qui est avancé, au même titre que la justice.

Une troisième réunion est envisagée à l’été après les élections départementales et régionales. La France Insoumise déclare quant à elle privilégier l’appel unitaire pour la défense des libertés publiques et la manifestation du 12 juin. 

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