Présidentielle 2022 : Pécresse accuse Darmanin d'être l'"alibi" d'une "majorité de gauche"

La présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse

DÉBAT - Valérie Pécresse, candidate à la présidentielle, et le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, tous deux anciens membres de LR, se sont affrontés lors d'un face à face sur France 2 jeudi 23 septembre.

Un débat courtois mais parsemé de piques. Gérald Darmanin et Valérie Pécresse, deux anciens membres des Républicains, se sont affrontés concernant la crédibilité sur le régalien lors d'un face à face organisé sur France 2, dans l'émission "Elysée 2022", jeudi 23 septembre. D'entrée de jeu, le ministre de l'Intérieur a attaqué la candidate à la présidentielle 2022 en déclarant : "Avec Valérie Pécresse on n'a pas beaucoup de différences", celles ci étant selon lui "très caricaturées pour les besoins de la campagne". 

Selon Gérald Darmanin, Valérie Pécresse "mériterait peut-être de mettre son énergie qui est grande au service du président de la République".  Ce à quoi celle qui espère être la candidate de la droite pour 2022 a rétorqué : "Je regrette que Gérald Darmanin ait mis son énergie et son talent au service d'une majorité de gauche qui s'en sert comme d'un alibi", avant d'ajouter que le ministre de l'Intérieur "est allé servir ses ambitions" en préférant le gouvernement actuel à son ancien parti.

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Sur l'immigration, Darmanin a raillé les quotas souhaités par Pécresse

Concernant le sujet de l'immigration, la présidente d'Ile-de-France a critiqué des expulsions insuffisantes. Elle a défendu son idée d'intensifier les "charters", tout comme celle de "donnant-donnant" avec les pays d'origine pour qu'ils reprennent leurs ressortissants en échange de visas.

De son côté, Gérald Darmanin a défendu son bilan et a raillé les quotas voulus par Valérie Pécresse en les qualifiant de "mauvaise idée" puisque "l'essentiel de l'immigration clandestine est le dévoiement du droit d'asile".

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Le projet de Pécresse, "qu'on soit fier d'être Français"

Déplorant une "école dans un état calamiteux", une intégration "ratée" qui "peut disloquer une nation", Valérie Pécresse a promis de lutter contre "l'islamisme" qui est "le grand totalitarisme du XXIe siècle". Ce à quoi le ministre de l'Intérieur a répondu, "il faut aimer son pays aussi, il y a des choses bien, il faut le dire".

En exposant son programme présidentiel, la présidente de la région Ile-de-France a assuré que son projet "c'est qu'on soit fier d'être Français" en indiquant qu'elle souhaitait "repenser totalement l'école". Elle a notamment exposé son ambition d'augmenter les salaires modestes tout en permettant aux entreprises de négocier une hausse du temps de travail et reculer à 65 ans l'âge de la retraite d'ici 2030.

Alors qu'Éric Zemmour débattait à la même heure avec Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV, Valérie Pécresse a estimé que "la France d'Éric Zemmour n'est pas la mienne" et a dénoncé sa "récupération". "Quand on dit 'il faut faire alliance avec l'extrême droite' on ne peut pas être un gaulliste sincère et avoir la France à cœur", a-t-elle lancé.

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