Présidentielle 2022 : les Républicains rejettent (pour l'instant) l'idée d'une primaire

Christian Jacob à l'Assemblée nationale le 19 février 2020

CONSENSUS - Les Républicains ont arrêté ce mercredi la méthode de désignation de leur candidat pour 2022. Ils continuent de favoriser l'émergence d'une personnalité qui mettrait tout le monde d'accord après les régionales.

Le cauchemar de la présidentielle de 2017 est encore dans toutes les têtes chez les Républicains. Si bien que ses dirigeants ne veulent plus entendre parler de primaire pour 2022. Ce mercredi 16 décembre, ils se sont donc entendus pour favoriser une méthode de désignation d'un candidat qui n'implique pas de départager plusieurs personnalités. En bureau politique, ils ont voté à l'unanimité pour la proposition du chef du parti Christian Jacob, à savoir miser sur l'émergence naturelle d'une personnalité après les régionales.

La méthode avalisée prévoit deux cas de figure, a expliqué ce dernier à l'AFP. "Soit un candidat s'impose naturellement" et alors "nous proposerons à nos militants réunis en congrès de le soutenir". Selon lui "c'est la solution idéale, préférée par tout le monde". Mais "si ce n'est pas le cas, alors nous continuerons nos consultations avec Gérard Larcher pour qu'après les régionales on ait un système de départage soumis aux militants" [et non à l'ensemble des électeurs inscrits sur les listes électorales, comme en 2016, ndlr], a-t-il ajouté. L'idée serait alors "que le choix du candidat intervienne six mois avant l'élection présidentielle".

Retailleau, seul défenseur d'une primaire

Cet accord valide largement la position défendue par la direction de LR, qui espère toujours qu'un candidat s'imposera après les régionales où plusieurs candidats potentiels - Valérie Pécresse, Xavier Bertrand ou Laurent Wauquiez - remettent leur mandat en jeu. En revanche, elle désavoue le président du groupe LR au Sénat Bruno Retailleau qui fin décembre, redoutant de voir les militants court-circuités, avait proposé une primaire ouverte à un tour, avec un vote "préférentiel"

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Mais sa proposition avait été froidement accueillie par la direction de LR, qui redoute des divisions mortifères et l'émergence d'un candidat trop radical pour rassembler. Elle a aussi été raillée par Xavier Bertrand, qui s'est rapproché du parti dont il n'est plus membre, et veut s'imposer comme le nouveau candidat naturel depuis le forfait de François Baroin. Sur Twitter, Bruno Retailleau s'est toutefois dit "très heureux que le bureau politique ait brisé le tabou de la primaire en décidant que le travail sur une méthode de départage soit entrepris dès maintenant".

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