Présidentielle 2022 : pour Laurent Wauquiez, "aucun candidat ne s'impose à droite"

Présidentielle 2022 : pour Laurent Wauquiez, "aucun candidat ne s'impose à droite"

PRÉSIDENTIELLE 2022 - Laurent Wauquiez a détaillé dimanche, lors d'un discours de rentrée au mont Mézenc (Haute-Loire), les raisons de son renoncement à se présenter. Il a tout particulièrement ciblé "la multiplication des candidatures" et les "aventures solitaires" à droite.

Il n'a nommé personne, mais son message visait tout le monde. Laurent Wauquiez a lancé dimanche un avertissement en bonne et due forme aux cinq candidats qui se sont déclarés à droite en vue de l'élection présidentielle, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, Eric Ciotti, Philippe Juvin et Michel Barnier.

Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui a annoncé il y a quelques jours qu'il renonçait à concourir pour la fonction suprême, a proposé, depuis le mont Mézenc (Haute-Loire) - son traditionnel lieu de pèlerinage - une analyse sans concession de la situation actuelle à droite, marquée par "des candidatures qui se multiplient sans que l'on sache comment les départager"

"Aujourd’hui, force est de constater qu’aucun candidat ne s’impose à droite, je le regrette", a-t-il jugé. "Personne ne peut le contester. Aucun candidat n’a la force pour imposer sa candidature comme l'avaient fait Nicolas Sarkozy ou le général de Gaulle à leur époque."

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Il fustige "les aventures solitaires"

Laurent Wauquiez, qui a décidé de renoncer à la présidentielle pour "ne pas rajouter de la division à la division", s'est aussi permis de tancer "les aventures solitaires" qui font peser un danger sur "les chances de victoire" - pointant sans le nommer Xavier Bertrand, qui refuse de participer à une primaire -, et plus généralement ceux qui "oublient trop souvent" que la candidature à la présidentielle est "une immense responsabilité que l'on prend devant les Français". 

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"Il faut sentir au plus profond de soi qu'on est en situation de rassembler sa famille politique et les Français", a-t-il ajouté, appelant les concurrents en lice à ne pas offrir "le triste spectacle des divisions, le sentiment que nous aurions à nouveau la droite la plus bête du monde"

Égrenant plusieurs de ses thèmes de prédilection - lutte contre "l'assistanat" et les "règles tatillonnes", valorisation du travail, immigration -, l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy a toutefois promis de s'engager dans la campagne à venir, lançant "deux appels, un appel à l'union et un appel aux convictions". "Je n'ai pas l'intention de me retirer sous ma tente", a-t-il conclu. 

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