2017 Le Débat : comment Marine Le Pen veut faire craquer Emmanuel Macron

COULISSES - Ce mercredi 3 mai, les deux finalistes de l’élection présidentielle s’affronteront sur le ring du plateau commun de TF1 et de France 2. Ce débat de l’entre-deux-tours est une grande première aussi bien pour le candidat d’En Marche! que pour la candidate frontiste. A l'approche du rendez-vous, celle-ci n’a rien laissé au hasard et livre quelques éléments de sa stratégie.

Dernière ligne droite pour les candidats à l’élection présidentielle. A quatre jours du second tour, Emmanuel Macron et Marine Le Pen tenteront mercredi soir de rassurer leurs électeurs et surtout, de convaincre les indécis. L’enjeu est de taille et aucun des deux ne compte laisser l'autre prendre le dessus. 


Pour préparer cet exercice inédit, les deux finalistes, non issus des partis dits "traditionnels", ont tous les deux préféré alléger leur agenda pour mieux se préparer à l’opposition de cet entre-deux-tours. La stratégie de Marine Le Pen est claire : rappeler que son adversaire est "un banquier d’affaires" et le faire partir "en vrille". 

Quand il est attaqué, il a un manque de sérénité, il peut s’énerver très vite Un cadre frontiste

A l'approche de l'échéance, Marine Le Pen ne veut pas d’un ventriloque pour répéter. Non, la candidate du Front National préfère les bonnes vieilles méthodes, à savoir des fiches rédigées par ses collaborateurs. Elle les relit et souligne les arguments-phares dans sa maison de La Celle-Saint-Cloud, dans les Yvelines, où ses plus proches collaborateurs, dont Philippe Olivier, en charge de la cellule idées-image, ont prévu de se rendre dans la journée. 


Le programme de son adversaire ainsi que ses meetings ont été épluchés par son équipe de campagne afin de prendre le dessus. "Quand il est attaqué, il a un manque de sérénité, il peut s’énerver très vite", affirme au Parisien un cadre frontiste. Un autre souligne que "dès qu’il a une contrariété, il part en vrille". La stratégie de Marine Le Pen est donc simple : appuyer là où ça fait mal pour démontrer qu'Emmanuel Macron n’a pas la stature d’un président de la République. Système social, programme sécuritaire… la candidate a déjà défini ses angles d’attaque. Elle compte également lui en faire dire un peu plus sur le nom de son futur Premier ministre. 

De plus, Marine Le Pen a bien l’intention de rappeler qu’Emmanuel Macron est un "banquier d’affaires" insensibles, aux ordres "des lobbys" et un héritier de François Hollande. Encore faudra-t-il  que le piège ne se referme pas sur elle, si elle paraît trop agressive notamment.


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