Prières de rue et "Occupation" : Marine Le Pen relaxée

Prières de rue et "Occupation" : Marine Le Pen relaxée

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JUSTICE - Ce mardi, le tribunal correctionnel de Lyon a relaxé Marine Le Pen sur l'affaire d'incitation à la haine visant la présidente du FN à propos des prières de rue comparées à l'Occupation.

Retour devant les tribunaux pour la présidente du Front national Marine Le Pen. Mardi 15 décembre, le tribunal correctionnel de Lyon s'est prononcé dans une affaire d'incitation à la haine, pour les propos de la présidente du FN, qui avait comparé les prières de rue de musulmans à l'Occupation. Marine Le Pen a été relaxée.

Le 20 octobre dernier, la relaxe de Marine Le Pen avait été requise par le procureur lors d'une audience à laquelle la présidente du FN avait assisté. Cette fois-ci, elle ne sera pas présente, d'après son avocat. "Je serai présent et on attend la décision très sereinement", a déclaré Maître David Dassa Le Deist.

Un an de prison et 45.000 euros d'amende

La fille de Jean-Marie Le Pen était poursuivie pour "provocation à la discrimination, à la violence ou à la haine envers un groupe de personnes à raison de leur appartenance à une religion", pour des propos tenus fin 2010 lors d'une réunion publique à Lyon, alors qu'elle était en campagne pour la présidence du FN face au Lyonnais Bruno Gollnisch.

Marine Le Pen risquait jusqu'à un an de prison et 45 000 euros d'amende. Dans sa demande de relaxe, le procureur Bernard Reynaud estimait que "Madame Le Pen , en dénonçant ces prières dans l'espace public, imputables non à l'ensemble de la communauté musulmane mais à une minorité, n'a fait qu'exercer sa liberté d'expression".

"Propos indignes moralement "

Quatre associations, la Licra, le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), le Mrap et la Ligue judiciaire de défense des musulmans, s'étaient constituées parties civiles. "Nous attendons qu'elle soit condamnée. La position du ministère public n'engage pas le tribunal. Nous considérons que ces propos sont indignes moralement et que, juridiquement, elle a dépassé les limites autorisées", estime Maître Sabrina Goldman, avocate de la Licra.

Marine Le Pen avait prononcé ces propos en décembre 2010, face à ses militants : "Je suis désolée mais pour ceux qui aiment beaucoup parler de la Seconde guerre mondiale, s'il s'agit de parler d'Occupation, on pourrait en parler, pour le coup, parce que ça c'est une occupation du territoire".

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