Prières de rue : quand le FN détourne "Je suis Charlie" pour défendre Marine Le Pen

Prières de rue : quand le FN détourne "Je suis Charlie" pour défendre Marine Le Pen

EXTRÊME DROITE - Le FN a lancé une opération de communication pour soutenir Marine Le Pen avant son procès, mardi après-midi, pour provocation à la haine raciale après ses propos sur les prières de rue et l'Occupation. Les responsables du parti n'ont pas hésité à lancer sur Twitter le hastag #JeSuisMarine.

C'est un détournement en bande organisée. Les cadres du FN se sont passé le mot depuis lundi pour voler au secours de Marine Le Pen, jugée dans l'après-midi en correctionnelle à Lyon pour avoir comparé il y a cinq ans les prières de rue à l'Occupation.

Sur Twitter, les responsables du parti, de Florian Philippot à Wallerand de Saint-Just, ont lancé le hashtag #JeSuisMarine, en pied de nez au slogan "Je suis Charlie" qui rendait hommage aux victimes des attentats de janvier. Pour que la référence soit encore plus explicite, ils l'ont accompagnée d'un pictogramme, qu'arbore également le compte Twitter officiel du parti :

Marine Le Pen ne veut pas "rater une telle occasion"

En martelant un hashtag que l'on a déjà pu voir, comme le souligne Le Lab , fleurir ici ou là sur les réseaux sociaux ces derniers mois, les responsables du FN, qui s'étaient faits discrets lors des grandes manifestations du 11 janvier dernier – à l'époque, Marine le Pen avait joué les parias en se rendant à Beaucaire, une ville frontiste du Gard – tentent de s'ériger en défenseurs de la liberté d'expression. Ou plutôt des provocations verbales. Il y a cinq ans, la patronne du parti s'était laissée aller à comparer les prières de rue à l'Occupation. Des propos qui lui valent mardi sa première convocation à la barre pour "provocation à la discrimination, à la violence ou à la haine envers un groupe de personnes à raison de leur appartenance à une religion".

Marine le Pen, qui encourt une peine d'un an d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende, devrait être présente dans l'après-midi devant le tribunal de grande instance de Lyon. "Je ne vais pas rater une telle occasion", avait-elle ironisé il y a un mois à l'annonce de son renvoi devant la justice . Ses partisans ne l'ont pas ratée non plus avec cette opération de com'.

À LIRE AUSSI >> Le préfet ouvre une enquête sur de supposées prières de rue à Lyon
 

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