Primaire à droite : comment les candidats financent-ils leur campagne ?

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POLITIQUE - Invité au JT de TF1 mardi soir, François Fillon a assuré qu'il ne recevait pas un sou de son parti politique pour mener sa campagne à la primaire de droite. Contacté par Metronews, Jérôme Chartier, vice-président du conseil régional d'Ile-de-France en charge de l'économie, explique comment les candidats financent leurs actions.

De plus en plus de candidats à la primaire à droite appellent Nicolas Sarkoy à clarifier sa situation. Et pour cause : celui qui n’a pas encore annoncé sa candidature à l’investiture élyséenne semble, selon certains de ses adversaires, mener campagne, sans en avoir l'air, le tout aux frais du parti qu’il préside. Invité sur le plateau du JT de TF1 mardi 7 juin, François Fillon n'a pas hésité à critiquer cette situation.

Fillon s'impatiente

Comme l’avait sous-entendu Alain Juppé avant lui, Fillon n’émet aucun doute quant à une éventuelle candidature de l’ex-Président et rappelle que les statuts de leur formation politique prévoient qu'il abandonne ses fonctions durant la campagne interne. Dans un entretien accordé au  Parisien  ce mercredi, l’ancien Premier ministre insiste : "Plus vite cette situation sera clarifiée, plus vite les candidats seront sur un pied d’égalité". La veille, sur TF1, il s'était justifié : "Moi je mène ma campagne en pleine transparence, sans toucher un sou de mon parti, de ma formation politique, avec les dons que m'apportent les Français."


Contacté par Metronews, un proche de François Fillon, Jérôme Chartier, député du Val d'Oise, explique que les candidats à la primaire de droite font campagne "grâce aux dons de leurs adhérents". "Il y a des règles très transparentes à ce sujet et la loi est claire. Les candidats agissent en sollicitant leurs donateurs qui obtiennent par la suite une réduction d'impôts". Aucun don du parti Les Républicains ni aucune aide publique donc, les candidats doivent collecter, collecter, encore et toujours auprès des particuliers.

"Il faut pouvoir la payer la primaire"

De quelle manière ? En menant des campagnes sur le web, en faisant appel aux généreux expatriés ou en instaurant un climat de confiance avec leurs donateurs... Car comme l'avait affirmé Bruno Le Maire sur  France Info  en avril dernier, "il faut pouvoir la payer la primaire". Déjeuners, dîners, conférences, conseils personnalisés, réunions... la facture est souvent salée.

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Selon  Le Figaro , Bruno Le Maire privilégierait les rencontres le matin et le midi pour collecter ses 120 à 200 000 euros mensuels nécessaires. Alain Juppé, favori de la primaire de droite, disposerait pour sa part, d'un fichier de 6500 donateurs qu'il convie à des événements en retour. François Fillon lui, opteraient pour des cocktails, plutôt que pour de grands dîners.

Au total, le budget prévisionnel de la campagne d'Alain Juppé pourrait atteindre les trois millions d'euros, alors que ceux de Bruno Le Maire et François Fillon pourraient s'élever à deux millions d'euros. Celui de NKM pourrait aller jusqu'à 700 000 euros, alors que celui de Jean-Frédéric Poisson pourrait atteindre les 500 000 euros. Dans l'attente, toujours, des chiffres du candidat Sarkozy...

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