Primaire à droite : l'avertissement de Raffarin sur le risque d'une droite "décapitée"

Primaire à droite : l'avertissement de Raffarin sur le risque d'une droite "décapitée"

PRESIDENTIELLE - À moins d'un an de l’élection présidentielle, l'éventualité d'une primaire à droite divise Les Républicains. L'Ancien Premier ministre de Jacques Chirac et pilier de la droite, Jean-Pierre Raffarin, invité de la matinale de LCI, s'y oppose fermement.

À moins d'un an de l’élection présidentielle, l'éventualité d'une primaire à droite divise les troupes. Dans une tribune publiée ce lundi 5 juillet par Le Figaro, Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Bruno Retailleau, sénateur LR, et Hervé Morin, président de la région Normandie, appellent à une primaire ouverte pour désigner le candidat de la droite et du centre à la présidentielle. Une position que Jean-Pierre Raffarin,  invité de la matinale de LCI ce mardi 6 juillet ne partage pas. Et même pas du tout. 

"Je garde un très, très, mauvais souvenir de cette primaire de 2017 qui a décapité la droite", a déclaré l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac sur le plateau de LCI. "En quelques semaines, nous avons éliminé un ancien président de la République et deux anciens premiers ministres", a-t-il poursuivi. 

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"La primaire est quelque chose de très dangereux"

"Engager une bataille avant la guerre, c'est aller à la guerre de manière fragile, blessé, et en difficulté", a continué Jean-Pierre Raffarin qui plaide pour une désignation interne du candidat officiel, pour ne pas"épuiser les électeurs et les candidats dans une pré-guerre qui fait qu'on arrive dans la phase décisive complètement affaibli et surtout divisé."

"Aujourd'hui, la primaire est quelque chose de très dangereux. La politique avec les réseaux sociaux devient extrêmement violente, on détruit plus qu'on ne construit", a martelé l'ancien ténor de la droite, avant de saluer "le pari" de Xavier Bertrand, qui a déjà annoncé sa candidature.  

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"S'il doit y avoir une primaire, faisons en sorte qu'elle soit la moins brutale possible, je préfère quelque chose qui se passe dans un congrès, dans des délais courts, plutôt que de longues batailles où les candidats passent leur temps à marquer leurs différences, alors que le problème du pays ce n'est pas de diviser, mais de rassembler", a conclu Jean-Pierre Raffarin. 

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