Primaire de la droite : ce que les candidats ont dit lors de leur dernier meeting

LIGNE DROITE – Dimanche 20 novembre, les Français voteront au premier tour de la primaire de la droite. Pour les candidats, l’heure était donc aux derniers meetings. Vendredi 18 novembre, Alain Juppé était à Lille, tandis que Nicolas Sarkozy prenait la parole à Nîmes, et François Fillon à Paris.

Dernières heures pour convaincre. Alors que la partie s’annonce tendue entre Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et François Fillon, le trio de tête de cette primaire de la droite, les candidats ont effectué leurs derniers meetings avant le 1er tour de dimanche. Et la surprise, dans cette dernière ligne droite, vient de François Fillon. Après avoir été longtemps distancé par Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, l’ancien Premier ministre a réalisé une forte remontée. Certains sondages le donnant même grand gagnant de ce premier tour du 20 novembre. 


D’ailleurs, vendredi, en meeting à Paris, François Fillon, récemment encore le troisième homme de ce scrutin, veut croire jusqu’au bout qu’il peut créer la surprise. "Nous nous battons pour redresser notre pays", lance-t-il devant quelque 4 000 personnes venues au Palais des Congrès. Dont Gérard Larcher, président du Sénat, et Bernard Accoyer, ancien président de l’Assemblée nationale. Dans son discours, le député parisien voit les vents en sa faveur. "Il y a dans l’air comme une étrange fraîcheur qui vient traverser les couloirs de cette primaire qu’on nous disait fermée à double tour", affirme-t-il devant l’assistance. "Après des mois de campagne, il se passe quelque chose autour de nous, comme une vague qui monte". Et de tacler ses petits camarades. "Certains s’érigent en candidat du peuple. Moi je ne prétends rien, le peuple est là", dit-il à l’égard de Nicolas Sarkozy. Quant aux critiques d’Alain Juppé sur l’inapplicabilité de son programme, il répond qu’elles "signent son impuissance et justifie [sa] candidature".

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C’est à Nîmes, dans le Gard, que l’ancien chef de l’État a décidé d’adresser ses dernières paroles avant la primaire. Près de 3 000 personnes s’étaient ainsi déplacées au Parnasse, la salle omnisports de la ville pour l’écouter. Sous la barre des 30 % d’intentions de vote selon un sondage Ipsos pour Le Monde paru vendredi soir, Nicolas Sarkozy n’est plus le deuxième homme de cette primaire face à Alain Juppé. Devant ses soutiens, à commencer par François Baroin et Brice Hortefeux, le candidat s’est toutefois posé en homme fort. "Le 7 mai 2017, je sifflerai la fin de la récréation, je serai le président qui rétablira la République", assène-t-il, confiant. "Je ne suis pas le candidat d'une petite élite française, je suis le candidat du peuple". Nicolas Sarkozy flirte plus que jamais avec un certain populisme, très en vogue en cette année électorale. "Ici, c’est la France, la nation y est première, la religion y est seconde", poursuit-il, réaffirmant ses deux thèmes de prédilection dans cette campagne. "Ici, c’est la France, on vit comme un Français avec nos valeurs, nos lois, nos coutumes, ou alors, on n’est pas obligé de rester sur le territoire de la République française". Le virage très à droite est assumé. 

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Primaire de la droite et du centre : "Je ne suiis pas le candidat d'une petite élite française, je suis le candidat du peuple de France"

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Alain Juppé tente de faire bonne figure

Le grand perdant de ces dernières semaines, c’est lui. Pendant longtemps, il a été au-dessus de la mêlée, loin au-dessus. Tandis que Nicolas Sarkozy stagnait dans les sondages, Alain Juppé lui a dégringolé, au bénéfice notamment d’un François Fillon. Certes, il reste le premier homme de cette primaire par défaut, mais demain il pourrait être coiffé au poteau. Pour autant, il continue de se placer à l’écart de ses concurrents, de garder une certaine hauteur. "Au boulot ! Mouillons la chemise. Il reste deux jours pour convaincre les indécis", martèle-t-il devant 1 800 personnes à Lille vendredi. Un appel qui laisserait poindre une légère inquiétude ? Le maire de Bordeaux préfère garder la face. "Je dis à Nicolas Sarkozy : reconnais tes erreurs", lance-t-il à la foule. Quant à la surprise de dernière minute de cette primaire, François Fillon, l’édile le met en garde : "Attention à la surenchère, il faut aussi rester crédible. Je le dis en toute amitié". Une amitié qui pourrait prendre un goût amer si, dimanche, François Fillon s’avère le grand vainqueur de ce premier tour, au détriment d’un duo qui, depuis le début de la campagne, s’est imposé à tous comme une certaine évidence. 

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