Primaire de la droite : "Quelle indignité !", s’agace Sarkozy après une question sur le financement libyen supposé de sa campagne en 2007

PIQUÉS AU VIF - A défaut de s’expliquer sur les révélations de Ziad Takieddine sur un supposé financement de sa campagne en 2007, Nicolas Sarkozy s’est indigné de la question et a fait la leçon à David Pujadas au cours du troisième débat de la primaire de la droite et du centre, programmé le jeudi 17 novembre. De son côté, Bruno Le Maire s'est énervé après une remarque de Jean-Pierre Elkabach.

"Quelle indignité !". Lors du troisième débat de la primaire et du centre, Nicolas Sarkozy a refusé de répondre sur le fond à la question sur le supposé financement de sa campagne présidentielle de 2007 par la Libye. A la place, il s’est contenté de donner une leçon à David Pujadas. "Nous sommes sur le service public, vous n'avez pas honte de donner écho à un homme qui a fait de la prison, qui a été condamné à d'innombrables reprises pour diffamation et qui est un menteur", a lancé l’ancien président de la République. "Ce n'est pas l'idée que je me fais du service public, c'est une honte", a-t-il conclu.

Dans un entretien filmé accordé au site d'informations Mediapart, diffusé mardi, l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine affirme avoir remis trois mallettes d'argent, d'un total de 5 millins d'euros, à Claude Guéant et à Nicolas Sarkozy avant la présidentielle de 2007. Nicolas Sarkozy a opposé un "démenti formel" aux accusations de Ziad Takieddine, en mettant en cause son "absence de crédibilité" et en promettant des "poursuites judiciaires", selon un communiqué de son avocat.


Comme l'indique Le Monde, Ziad Takieddine a été condamné à deux reprises pour diffamation, une fois en 2013 face aux familles de victimes françaises de l'attentat de Karachi, et une second fois en 2016 face à Claude Guéant.

Le Maire appelle Elkabach au "respect"

De son côté, c'est Jean-Pierre Elkabach que Bruno Le Maire a un peu plus tard renvoyé dans les cordes. Le député de l'Eure, qui ne cesse de jouer la carte du renouveau dans cette campagne, a réagi à une question sur la déclaration de candidature à la présidentielle d'Emmanuel Macron en disant souhaiter que "ce renouvellement que l'on voit partout" se produise aussi à droite.


"Pourquoi ça ne fonctionne pas alors avec vous ?", a demandé le journaliste d'Europe 1. Piqué au vif, celui qui est désormais largement distancé par François Fillon dans les sondages s'est offusqué : "Mais qu'est que vous dites Jean-Pierre Elkabbach? Qu'est-ce qui vous dit que ça ne va pas fonctionner ?". "Vous connaissez déjà le résultat de dimanche ? Vous savez ce que vont voter les Français ?".


"On en reparlera lundi matin", a coupé Jean-Pierre Elkabbach alors que l'ancien ministre de l'Agriculture poursuivait sa charge en opposant "la France des commentateurs" à "la France des Français". "M. Elkabbach. Je suis candidat à la primaire, ça mérite tout simplement le respect de votre part", a alors rétorqué Bruno Le Maire. "Je n'ai pas à recevoir de leçons de votre part sur ma candidature".

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