Primaire de la gauche : Vincent Peillon, trop prof pour séduire ?

Politique
TROP BON ÉLÈVE - Droit de vote des étrangers, priorité à l’éducation… Vincent Peillon n’hésite pas à reprendre les combats traditionnels de la gauche pour tirer son épingle du jeu à la primaire. Mais son attitude, souvent jugée trop professorale, pourrait lui jouer des tours. Son score ce dimanche au premier tour de la primaire sera analysé de près par ses adversaires.

Il est loin d'être le favori à la primaire de la gauche. Alors pour maximiser ses chances, Vincent Peillon s'active sur tous les fronts pour convaincre les électeurs. En retrait depuis son éviction du ministère de l'Education il y a trois ans, l'euro-député, que les sondages donnent à 5, voire 7% dans les sondages, veut se placer au centre du PS et a profité du retrait de François Hollande pour se lancer : "Il a la capacité de rassembler la droite et la gauche du parti", estime Catherine Veyssy, vice-présidente PS de la région Aquitaine, au micro de TF1. 


Pour ce faire, il reprend les combats traditonnels de la gauche à son compte - droits de vote des étrangers, priorité à l’éducation - tout en revendiquant des différences avec ses concurrents : "Je n'ai ni la même approche de l'Europe, ni la même approche de la stratégie économique et de l'emploi que Benoît Hamon par exemple", précise-t-il. 

"Ne pas être trop bon élève"

Fait-il pour autant l'unanimité chez les électeurs de gauche ? "Il donne de la profondeur à sa réflexion. Par contre, c'est vrai qu'il est peu dans le descriptif, la mesure, le détail", observe un militant devant les caméras de TF1. En outre, son attitude jugée parfois trop professorale pourrait jouer en sa défaveur. "Je suis un professeur, je n'en ai pas honte. Et je ne veux pas être dans la suffisance mais plutôt dans l'empathie comme lorsqu'on enseigne", évacue celui à qui son staff a recommandé, rapporte Libé, de "ne pas être trop bon élève". 


Et, bon élève, il le fut nettement moins lors de débats, n'hésitant pas à prendre à partie Manuel Valls, qu'il a durement attaqué dans son discours sur les migrants.  

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