Primaire écologiste : Sandrine Rousseau, l'écoféministe à l'assaut de l'Élysée

Primaire écologiste : Sandrine Rousseau, l'écoféministe à l'assaut de l'Élysée

PORTRAIT - Après trois ans d'absence en politique, l'économiste et féministe a réadhéré à EELV pour porter ses idées à la primaire. Présentée comme la plus radicale, elle se retrouve au second tour de la primaire face à Yannick Jadot.

Elle a été la première à se déclarer candidate à la primaire écologiste et se retrouve finaliste de la primaire écologiste, où elle affrontera l'eurdéputé Yannick Jadot. Voilà déjà près d’un an que Sandrine Rousseau a fait part de ses intentions aux militants d’Europe Écologie-Les Verts, mettant fin, par la même occasion, à trois ans de retrait de la vie publique. À 49 ans, celle qui débuta la politique en 2009 au sein d'EELV souhaite se réengager dans sa famille et briguer l'Élysée.

Sandrine Rousseau est devenue la première candidate à l'élection présidentielle à se définir comme "écoféministe". "Longtemps, j’ai été féministe et écologiste, mais je menais ces deux combats de manière séparée, sans faire la jonction. Or ce qui les réunit est pourtant fondamental : c’est le refus de la prédation", expliquait l'économiste de formation à Politis en mai 2021 pour expliquer ce concept. Elle estime que l'écoféminisme s'élève contre "le système de violence et d’assignation des femmes s’appliquant aussi sur la nature ou encore les classes populaires".

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Par ailleurs, la vice-présidente de l’université de Lille prône la mise en place d'une fiscalité carbone pour les entreprises, souhaite produire 100% d'énergies renouvelables d'ici 2050, instaurer un revenu d'existence de 850 euros pour les personnes sans ressources ou encore aller vers la semaine de quatre jours. Des positions qui placent celle qui a également écrit plusieurs romans policiers à la gauche du parti, sur une ligne proche de celle du maire de Grenoble, Eric Piolle.

Une figure de #MeToo

Élue conseillère régionale et vice-présidente de la région Hauts-de-France en 2010, Sandrine Rousseau entre au bureau exécutif d’EELV l'année d'après, et devient numéro 2 du parti en 2016. Cette même année, avec trois autres femmes du parti, elle accuse l’ancien député écologiste Denis Baupin d’agressions et harcèlement sexuel. L’affaire, prescrite, a été classée sans suite. Un procès en diffamation intenté par Denis Baupin tenu en avril 2019 a débouché sur sa condamnation pour procédure abusive.

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Aujourd'hui, Sandrine Rousseau se dit toujours marquée par la "violence" qui s’est déchargée contre sa parole dans cette affaire post-#MeToo, y compris au sein d’EELV. Depuis, elle a créé l’association "Parler" qui organise des repas pour libérer la parole entre femmes victimes de violences sexuelles. Fortes de ces idées et de ces expériences, celle qui a pour slogan "Oui, les temps changent", souhaite "incarner à la plus haute fonction étatique les changements nécessaires à la hauteur des enjeux de notre époque".

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