Primaire EELV : trois femmes et un homme candidats

Primaire EELV : trois femmes et un homme candidats

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2017 – Il n’y a pas que les Républicains et le PS qui organisent des primaires, EELV a également choisi, comme en 2012, ce mode de sélections pour désigner son candidat en 2017. Mais quels sont les prétendants ? Faisons connaissance avec les quatre candidats.

  • 1Karima Delli pour en finir avec les mauvais scores des Verts

    Son credo, en finir avec "les scores à 2%". L’eurodéputée écologiste, peu connue du grand public, a annoncé sa candidature en début de semaine dernière dans une lettre adressée aux militants et postée sur sa page Facebook. Originaire de Roubaix, cette ancienne militante au sein des collectif Jeudi noir et Sauvons les riches, n’a jamais caché ses désaccords profonds avec Cécile Duflot. Elle assure ne pas se présenter pour "témoigner" ni "pour jouer le coup d'après ou pour négocier en douce une place aux législatives ou un poste ministériel". Selon elle, "la gauche et la droite ont pour unique programme plus d'autoroutes, plus de centrales nucléaires, plus d'aéroports, plus de croissance irraisonnée" alors que l'écologie politique peut "régler en même temps la crise environnementale et les injustices sociales".
  • 2Cécile Duflot, la plus médiatique mais...

    C’est la figure la plus connue du parti écologiste. Sa notoriété sera forcément un avantage. Néanmoins, elle rejette l’étiquette de favori. La députée de Paris a aussi présenté sa candidature dans une lettre aux adhérents, publiée par Libération le 20 août dernier, dans laquelle elle expose ses engagements en faveur de l'écologie, mais aussi du féminisme et de la justice sociale. Elle suggère ainsi "un traité environnemental européen", "un septennat non renouvelable" pour la présidence de la République ou encore que "l'impératif climatique soit rendu constitutionnel". Elle affirme aussi que "la bataille contre le Front national sera (sa) priorité". A noter que le secrétaire national d’EELV, David Cormand, lui a d’ores et déjà apporté son soutien.
  • 3Yannick Jadot, faute de Nicolas Hulot

    Ancien de Greenpeace, Yannick Jadot est entré en politique lors de la création d’Europe Ecologie en 2008. Comme beaucoup d’écologistes, l’eurodéputé espérait la candidature de Nicolas Hulot en 2017. Mais l’animateur ayant renoncé à se présenter, il a décidé de se lancer début juillet. Comme Nicolas Hulot, il n’a pas été biberonné à la politique. Il compte d’ailleurs bien mettre en avant cet argument au cours de la campagne. «Je ne suis pas marqué par les magouilles politiciennes. Je veux incarner le renouveau de l’écologie et écrire l’histoire de tous les citoyens de France», déclarait-il la semaine dernière dans Libération. Plusieurs parlementaires se sont rangés derrière lui et espèrent qu’il pourra réconcilier les écologistes avec l'électorat, comme Daniel Cohn-Bendit avait su le faire. Pour espérer l’emporter, il pourra en tout cas compter sur les nombreux ennemis de Cécile Duflot au sein du parti.
  • 4Michèle Rivasi, pour "faire naître un nouvel humanisme"

    L’eurodéputée a bien cru ne pas pouvoir se présenter à la primaire de son parti. Mais elle est finalement parvenu à réunir les parrainages nécessaires malgré son manque "d'appétit particulier pour les petits jeux internes et les motions". Son ambition, répondre à "l'obscurantisme et à la barbarie post-moderniste" et "faire naître un nouvel humanisme". Rien de moins. Se définissant comme "la candidate de l'authenticité, d'une écologie intègre liant l'urgence sociale, environnementale et démocratique", elle s’est fixée quatre chantiers "prioritaires" : "la réappropriation et le contrôle citoyen de l'ensemble de nos Biens communs", l'instauration d'"un revenu garanti universel pour tous", la création d'"une véritable fiscalité écologiste" et "la résorption du mal-logement".

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Les enjeux de la primaire EELV : 4 candidats sont sur la ligne de départ

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