Primaire de la droite : le centre allergique à Nicolas Sarkozy

Primaire de la droite : le centre allergique à Nicolas Sarkozy

RALLIEMENTS - La porte-parole de l’UDI, Chantal Jouanno, a fait peser le doute vendredi 7 octobre sur une candidature de sa formation à l’élection présidentielle en cas d’éventuelle investiture de Nicolas Sarkozy.

Mais où va le centre, traditionnel allié de la droite depuis qu'il ne joue plus les premiers rôles au pouvoir ? La question mérite de se poser depuis que, ce vendredi matin, la porte-parole de l’UDI (Union des Démocrates et Indépendants), Chantal Jouanno, a laissé planer le doute quant à une possible candidature d’un élu UDI à l’élection présidentielle.

Si le parti n’a pas encore choisi son "favori" parmi les sept candidats à la primaire de la droite et du centre (dont le centre est d'ailleurs absent, ndlr) de novembre, certains ont déjà apporté leur soutien à tel ou tel concurrent. Interrogée sur Sud Radio et Public Sénat quant à l’éventuelle désignation de Nicolas Sarkozy, Chantal Jouanno a clairement laissé planer le doute.

La question se posera très sérieusement d'avoir notre candidat- Chantal Jouanno

"La question se posera très sérieusement d'avoir notre candidat. Très sérieusement, parce que chez nos adhérents, aujourd'hui, il est loin de faire consensus. Je ne vois pas comment nos adhérents suivraient un candidat anti-européen, anti-environnement et qui aujourd'hui est en train de mettre de l'huile sur le feu dans un pays qui a besoin d'humanisme", a-t-elle ajouté.

Un nouveau camouflet pour Nicolas Sarkozy qui vit depuis deux semaines des heures difficiles. L’ex-ministre de l’ancien président a d’ailleurs clairement affiché ses accointances avec Alain Juppé "plus proche du centre" que son concurrent, a-t-elle déclaré.

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    Un nouveau coup dur donc, au lendemain de l’annonce du ralliement à Alain Juppé d’Hubert Falco, sarkozyste historique, sénateur-maire de Toulon et président de la fédération LR du Var. Un choix étonnant dans une région où les soutiens sont davantage sarkozystes (Jean-Claude Gaudin, Christian Estrosi). Dans la foulée, Frédéric Lefebvre, ancien proche de Sarkozy, s’était également déclaré en faveur de l’élu girondin "au regard de [ses] valeurs humanistes et évolutionnaires".

    Pour l’ancien président de la République, la pilule pourrait avoir du du mal à passer. Après des sondages peu optimistes, la publication du livre à charge de Patrick Buisson (encore un ancien proche) et la mise en examen d’un de ses proches, Bernard Squarcini (l’ex-patron du renseignement intérieur), les charges se multiplient.

    D’autant que, toujours au centre, il a déjà perdu un potentiel électoral. Fin septembre, une de ses inimitiés les plus solides,  François Bayrou, avait annoncé son ralliement à Alain Juppé, et même son intention de se lancer dans la campagne présidentielle si Nicolas Sarkozy venait à remporter la primaire.

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