Prime exceptionnelle, exemplarité, distribution de repas aux migrants : ce qu'il faut retenir du discours d'Emmanuel Macron à Calais

ANNONCES - En déplacement à Calais, le président a défendu sa politique migratoire et a annoncé plusieurs mesures pour satisfaire les forces de l'ordre mais aussi les migrants.

Pour la première fois de son quiquennat, Emmanuel Macron s'est rendu à Calais pour évoquer les questions d'immigration qui touchent Calais depuis des années et défendre "l'efficacité et l'humanité" de sa politique migratoire. Avant de prononcer son discours devant les forces de l'ordre, le président est allé à la rencontre de migrants dans un centre d'accueil des Hauts-de-France.


Lors de son discours, Emmanuel Macron a alterné entre les louanges à l'égard des forces de l'ordre et les critiques contre ceux qui "caricaturent l'action de la police", le président a défendu sa polique migratoire.

Cinq choses à retenir du discours d'Emmanuel Macron

  • 1Pas de retour de la "Jungle"

    Emmanuel Macron a affirmé qu'"en aucun cas", l'Etat "ne laissera se reconstituer une Jungle" à Calais où un vaste bidonville de plus de 8.000 migrants avait été démantelé en octobre 2016.

    "Tout est fait pour que le passage illégal ne soit pas possible à Calais", qui "n'est pas une porte d'entrée dérobée vers l'Angleterre", a-t-il martelé, en assurant que l'Etat ne laisserait pas "se construire des filières illégales" dans cette région.

  • 2Les policiers doivent respecter les règles

    Le président a appelé les forces de l'ordre à être "exemplaires" vis-à-vis des migrants, en ne procédant à aucune violence ni confiscation de leurs effets personnels, faisant allusion aux accusations d'associations selon lesquelles les policiers confisqueraient les couvertures des migrants

     "Aucun manquement à la déontologie ne sera toléré" et "si manquement il y a, des sanctions seront prises", a menacé Emmanuel Macron.

  • 3Défendre les policiers

    À de nombreuses reprises, le président a pris la défense des forces de l'ordre présentes à Calais. En cas de fausses dénonciations de violences policières à l'égard de migrants, l'État n'hésitera pas à attaquer en diffamation les responsables, a affirmé Emmanuel Macron.

    "Que ceux qui ont quelque chose à reprocher au gouvernement s'attaquent à sa politique mais pas à ses fonctionnaires", a demandé le président.

  • 4"Prime exceptionnelle"

     Les forces de l'ordre "affectées de manière permanente" dans le Calaisis recevront "une prime exceptionnelle de résultat" en 2018. 

    "J'ai demandé au ministre de l'Intérieur" Gérard Collomb, "au regard des conditions particulières d'exercice de leur mission, d'accorder cette année aux policiers et gendarmes affectés de manière permanente dans le Calaisis une prime exceptionnelle de résultat", a déclaré le chef de l'Etat, sans plus de précision.

  • 5L'État s'occupera de la distribution de nourriture pour les migrants

    Pour aider les collectivités locales, le président a aussi annoncé que l'État prendra en charge la distribution de nourriture aux migrants présents à Calais. "Nous allons le prendre à notre charge, de manière organisée, avec des points mobiles, sans tolérer aucune installation de campements illicites", a annoncé le président. Jusque-là, c'était les associations qui s'en chargeaient. 

  • 6Les associations doivent être responsables

    Emmanuel Macron a appelé "toutes les associations" à la "responsabilité" dans leur action auprès des migrants, en déplorant les "mensonges" diffusés "par de trop nombreux" acteurs et "qui nuisent à notre efficacité collective". 

    Les associations qui "encouragent ces femmes et ces hommes à rester, à s'installer dans l'illégalité, voire à passer" en Grande-Bretagne "prennent une responsabilité immense"

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