Primes, aides, baisse d'impôts : combien vont coûter les "cadeaux" du gouvernement ?

Primes, aides, baisse d'impôts : combien vont coûter les "cadeaux" du gouvernement ?

BUDGET - François Hollande doit acter au plus tard ce mardi l'augmentation conséquente de la prime des professeurs des écoles. Un nouveau coup de pouce et une nouvelle dépense pour l'Etat qui a multiplié les annonces en faveur de l'emploi, de l'agriculture ou encore des fonctionnaires ces derniers mois. Metronews fait le point sur ces enveloppes plus ou moins imprévues et leur montant.

Alors que le gouvernement a multiplié les annonces de soutiens à différents secteurs ces dernières semaines, le quotidien économique Les Echos rapporte ce lundi que le président François Hollande envisage de nouvelles baisses d'impôts en direction des ménages pour 2017, année d'élection présidentielle...

L'ampleur et la répartition de cet allègement fiscal devraient être annoncées en juillet poursuit le quotidien. De bonnes nouvelles pour les Français concernés mais qu'il s'agit de financer s'inquiètent déjà l'opposition qui s'interroge sur le financement des aides et coups de pouce déjà actés.

 Prime à l'embauche
Dans le contexte calamiteux sur le front de l'emploi, François Hollande a annoncé mi-janvier une prime à l'embauche dans les PME dans le cadre d'un plan emploi censé soutenir les timides indices de reprises constatés ces derniers mois. Depuis le 18 janvier dernier, les entreprises de moins de 250 salariés bénéficient pendant deux ans d'une prime de 2000 euros pour toute embauche d'un salarié à temps plein rémunéré entre 1 et 1,3 fois le Smic. Coût de ce coup de pouce à l'emploi : environ un milliard d'euros.

► La formation des chômeurs renforcée
Inscrit dans le même plan emploi, le doublement du nombre de formations porte à 1 million le nombre de demandeurs d'emploi concernés par ce dispositif censé ramener 20% des chômeurs sur la voie de l'emploi. Son coût est évalué à 600 millions d'euros.

Aides aux éleveurs en crise
Face à la crise que traverse le secteur de l'agriculture, et plus spécifiquement l'élevage, le gouvernement a annoncé en début d'année un plan d'aide se répartissant entre des avances sur trésorerie, une enveloppe d'aides supplémentaires directement consacrée aux éleveurs, ainsi que des compensations pour les éleveurs de la filière canards du Sud-Ouest frappés par la grippe aviaire et ceux de la filière bovine confrontés à la fièvre catarrhale. Montant du soutien exceptionnel au secteur : environ 900 millions d'euros.

Revalorisation des fonctionnaires
Plus encore sur le qui-vive depuis les attentats du 13 novembre, les membres des forces de l'ordre ont signé mi-avril un protocole de revalorisation de leur carrière dont le montant total s'élève à 865 millions d'euros d'ici 2020, selon le gouvernement. Cet accord concrétise les promesses de François Hollande formulées en octobre 2015 après une manifestation de plusieurs milliers de policiers devant le ministère de la Justice.

Autre augmentation de rémunérations du côté de la fonction publique : celle qui vient d'être annoncée en faveur des professeurs des écoles dont la prime devrait être lissée au niveau de celle de leurs collègues du secondaire, soit une augmentation de 800 euros portant cette enveloppe individuelle de 400 à 1200 euros. Total pour le budget de l'Etat : environ 206 millions d'euros.

► Quel coût supplémentaire pour quel financement ?
La semaine dernière, le secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert a indiqué que le coût des dépenses nouvelles annoncées depuis le début de l'année s'élèverait à 4 milliards d'euros. Un montant critiqué par l'opposition, dont le député LR, également président de la Commission des Finances à l'Assemblée, Gilles Carrez, qui estime la facture globale pour Bercy "entre 5 et 6 milliards" d'euros.

Côté financement, le ministre des Finances Michel Sapin a assuré que "toute nouvelle mesure est et sera intégralement financée par des mesures compensatoires". Concrètement, a décrit Christian Eckert, ces dépenses seront financées par "la réserve de précaution", d'une part - qui a été augmentée de 1,8 milliard d'euros par le gel des crédits reportés de 2015 à 2016 - et par des économies supplémentaires qui devraient être annoncées prochainement.

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