Prix de l'immobilier à Paris : Benjamin Griveaux s'excuse, "je me suis mal exprimé"

Politique

MEA CULPA - Benjamin Griveaux est revenu sur ses propos concernant l'immobilier parisien, ce dimanche sur Europe 1. Le porte-parole du gouvernement avait créé la polémique après avoir estimé qu'il était locataire à Paris à cause du prix du mètre carré. Une cagnotte parodique pour lui venir en aide avait même été créée.

"Vous comprenez que c'est maladroit?" Interrogé sur Europe 1, Benjamin Griveaux -porte-parole du gouvernement - s'est excusé ce dimanche 20 janvier, et a reconnu s'être "mal exprimé". Le porte-parole du gouvernement est revenu sur ses propos tenus dans une interview à propos de l'immobilier parisien, où il estimait qu'il était locataire dans la capitale car "le prix du mètre carré est trop cher", pour devenir prioritaire.

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Je gagne très bien ma vie et je ne m'en plaindrai jamais- Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement

Le porte-parole du gouvernement a commencé par demander à ce que ses propos ne soient pas "sortis du contexte". "J’ai dit que c'était un choix personnel de ne pas être propriétaire", a expliqué Benjamin Griveaux avant d'ajouter : "Je gagne très bien ma vie et je ne me plaindrai jamais". Pour rappel, en touchant 7900 euros net par mois, comme il le détaille dans l'interview de Brut qui a fait polémique, l'homme d'État fait partie des 2% les plus riches de France selon l'Observatoire des inégalités

Celui qui est pressenti pour se lancer dans la course à la mairie de Paris a également tenu à s'excuser car il s'est "mal exprimé". Et de rappeler que ce jour-là, il évoquait en fait une problématique qu'il juge bien plus intéressante que sa "situation personnelle". "J'évoquais le fait que Paris a perdu 60.000 habitants en cinq ans (...) car les gens n’ont plus les moyens de payer un loyer ou de devenir propriétaires."

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Benjamin Griveaux est aussi revenu sur la cagnotte créée pour l'aider à se payer un logement, qu'il trouve "plutôt drôle". "Il faut savoir se moquer de soi-même dans la politique, ou sinon il faut vraiment changer de métier", a ironisé le porte-parole du gouvernement, avant de lancer un appel plus sérieux à ceux qui sont à l'initiative de la levée de fonds. "Mettez de l’argent dessus et donnez-le à la Fondation pour l’enfance, ce sera bien plus utile." Lancée sur Leetchi, elle ne dépasse pour le moment pas la vingtaine d'euros. 

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