Carburants : Marine Le Pen dénonce le "grand mépris" du gouvernement à l’égard des Gilets jaunes

Politique
RÉACTION - Dans un entretien accordé au "Parisien" et diffusé mardi soir sur le site Internet du quotidien, Marine Le Pen a dénoncé l’attitude du gouvernement vis-à-vis des Gilets jaunes, ce mouvement qui appelle à la mobilisation samedi prochain afin de protester contre la hausse des prix des carburants.

Si elle soutient le mouvement et la mobilisation programmée samedi prochain un peu partout en France, Marine Le Pen ne défilera pas aux côtés des Gilets jaunes. Estimant que "le rôle d’une dirigeante de parti politique - sauf situation exceptionnelle - ce n’est pas d’être dans la rue", la présidente du Rassemblement national suit cependant la situation de très près.

Mardi soir, dans un entretien accordé à nos confrères du Parisien, elle a ainsi dénoncé l’attitude du gouvernement à l’approche de la mobilisation de samedi. Ciblant notamment les propos du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, qui a prévenu que les forces de l’ordre interviendraient pour éviter tout "blocage total", Marine Le Pen se dit "étonnée de voir comment le gouvernement traite avec un grand mépris cette manifestation. Il y a même une forme d'hostilité, voire de violence".

"Je trouve inappropriées les menaces d’interpellations, d’amendes et de peines d’emprisonnement contre tous ceux qui tenteraient de bloquer le pays samedi, poursuit la finaliste de la dernière élection présidentielle. Tout cela est hors de proportions. On a même le sentiment que le gouvernement souhaite que les choses dérapent."

Plus tôt dans la journée, au micro de France Inter, Marine Le Pen avait estimé que "ces augmentations de taxes sur les carburants et cette écologie punitive sont ressenties comme des injustices par nos compatriotes." Des injustices qui, selon elle, ne seront pas compensées par les annonces du Premier ministre mercredi matin sur ce sujet. "Elles seront dérisoires, prévient-elle, et totalement déconnectées des réalités de ce que vivent Français. Elargir la prime à la conversion, qui n’est que de 1500€ en moyenne, comment cela peut-il suffire alors que le premier prix pour un véhicule hybride est de 20.000€ ?"

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