L'invité politique du 7 novembre 2018 : Dominique Bussereau

Politique
INVITE POLITIQUE - Le président du conseil départemental de la Charente-Maritime, également président de l'Assemblée des départements de France, était l'invité politique de Christophe Jakubyszyn ce mercredi 7 novembre 2018 sur LCI. L'occasion pour lui d'aborder la polémique autour des prix du carburant.

Ce mercredi matin sur LCI, le président du conseil départemental de Charente-Maritime, Dominique Bussereau, était l'invité politique de LCI. L'occasion pour celui qui est également président de l’Assemblée des départements de France de revenir sur la polémique autour des prix du carburant ainsi que sur l’action des "gilets jaunes", autour de qui s'articule notamment le mouvement de grogne du 17 novembre.

 

"Non, je ne suis pas un gilet jaune", a-t-il d’abord déclaré. "Je n’ai pas non plus été un bonnet rouge. Si je parle des deux c’est qu’il y a un lien entre les deux. Le fait d’avoir enlevé l’écotaxe il y a quelques années a enlevé à l’Etat une ressource qui serait aujourd’hui de 3,5 à 4 milliards d’euros. Du coup ces ressources qui auraient été utiles à l’Etat manquent à la transition énergétique et permettraient d’éviter de taper sur les prix de l’essence et du gazole (…). C’est parce qu’on a enlevé cette taxe il y a quelques années, et Ségolène Royal en porte l’entière et personnelle responsabilité, qu’aujourd’hui nous sommes en difficulté, que le gouvernement tient une espèce de montée de taxes qui n’est pas saine."

Si Dominique Bussereau a dit comprendre la colère des automobilistes, il n'approuve pas toutefois les blocages et opérations escargot prévus le 17 novembre prochain. "La manifestation du 17 novembre je la comprends. Ce que je n’apprécie pas c’est la récupération politique par le Front national et monsieur Dupont-Aignan", a-t-il souligné, avant de tacler Laurent Wauquiez. "Quand on est le chef d’un parti de gouvernement on s’abstient de ce genre de choses parce que c’est bloquer les gens. Le 17 novembre on est à cinq semaines de Noël, les courses commencent, c’est très important pour nos commerçants (…) ce n’est pas bon pour l’activité économique et pas bon pour la France de bloquer le pays."

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