Producteur de musique tabassé : retour sur la chronologie des faits

Producteur de musique tabassé : retour sur la chronologie des faits

POLÉMIQUE - Le passage à tabac d'un producteur de musique par des policiers - dont les images ont été diffusées ce jeudi - n'en finit pas de susciter l'indignation. Alors que l'interpellation violente remonte au samedi 21 novembre, l'affaire a été placée au cœur du débat politique en fin de semaine. Retour sur la chronologie des faits.

Si l'opinion publique a pris connaissance de l'interpellation violente du producteur ce jeudi 26 novembre, les faits, eux, remontent au samedi 21 novembre. À cette date, Michel Zecler, producteur de musique, est tabassé par des policiers dans le XVIIe arrondissement de Paris. Il est ensuite placé en garde à vue et les événements s'enchaînent ensuite rapidement. En deux jours, l'homme passe du statut d'accusé à celui de symbole des violences policières. Plusieurs personnalités expriment leur indignation et la sphère politique s'empare du sujet. On revient sur le déroulé des événements. 

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L'épineuse question des violences policières

Samedi 21 novembre

Vers 19h40, trois policiers entrent dans le studio de Michel Zecler et tentent de le faire sortir. Ils le frappent pendant cinq minutes lors d'une interpellation violente qui a été filmée par la vidéosurveillance et par les voisins. 

Le producteur est placé en garde à vue avec les jeunes qui ont tenté de lui venir en aide. Dans leur compte rendu d’interpellation, les policiers expliquent avoir été frappé par Michel Zecler et qu’il aurait tenté de subtiliser leur arme de service. Le parquet de Paris décide alors d’ouvrir une enquête pour "outrage" et "rébellion". L’homme est en position d’accusé. 

Dimanche 22 novembre

L'avocate de Michel Zecler, Hafida El Ali, transmet les images au parquet de Paris. 

Lundi 23 novembre

Une perquisition est menée dans le studio. L’avocate est présente. L'enquête ouverte contre le producteur est classée.

Mardi 24 novembre

Le parquet décide d’ouvrir une nouvelle procédure qui concerne les policiers cette fois-ci pour "violences par personnes dépositaires de l’autorité publique" et "faux en écriture publique". L’inspection générale de la police nationale est saisie.

Jeudi 26 novembre

Les images de l’interpellation violente sont diffusées par le média 100% vidéo Loopsider. Elles provoquent l’indignation sur les réseaux sociaux. Les quatre policiers sont suspendus de leurs fonctions et le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, assure, avant-même leur audition, qu'il demandera leur révocation de la police "dès que les faits seront établis par la justice". 

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Vendredi 27 novembre

Les quatre policiers sont placés en garde à vue dans les locaux de la police des polices. Trois d'entre eux sont entendus pour "violence en réunion, avec arme et à caractère raciste". 

Samedi 28 novembre

La garde à vue des quatre policiers est prolongée. 

Dimanche 29 novembre

Le procureur de la République, Rémy Heitz, requiert la mise en examen des policiers mis en cause, et le placement en détention pour trois d'entre eux. L'affaire est désormais confiée à un juge d'instruction qui va enquêter pour faire toute la lumière sur cette  interpellation violente qui a suscité une vague d'indignation dans le pays. 

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