Professeur décapité : indignation et colère dans la classe politique face à "un abominable attentat"

Professeur décapité : indignation et colère dans la classe politique face à "un abominable attentat"
Politique

RÉACTIONS - La classe politique dans son ensemble a réagi avec force après l'attaque terroriste contre un professeur d'histoire vendredi. A l'Assemblée, les députés se sont levés pour dénoncer un "abominable attentat".

"Nous avons appris avec effroi l'abominable attentat qui s'est produit. Au nom de la représentation nationale, en notre nom à tous, je tiens à saluer la mémoire de la victime". Tous les députés se sont levés à l'unisson vendredi soir à l'Assemblée nationale après l'annonce de la mort d'un professeur d'histoire, décapité en pleine rue à Conflans Sainte-Honorine.    Le président de séance Hugues Renson (LaREM) a adressé "l'expression de toute notre solidarité" à la "famille" de la victime, "à ses proches comme à ses collègues et à l'ensemble du corps enseignant".  "S'attaquer à un professeur, c'est attaquer tous les  citoyens français et la liberté", a réagi de son côté Richard Ferrand le président de l'Assemblée nationale. 

Dans l'ensemble de la classe politique, à droite comme à gauche, l'attentat a provoqué effroi, colère et indignation. "Plus que jamais, je rends ce soir hommage aux hussards noirs de la  République, eux qui, chaque jour, en transmettent les valeurs", a réagi Christophe Castaner, patron des députés LaREM et ex-ministre de l'Intérieur. "Les mots sont dérisoires pour  décrire la colère suite à l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine ; tout comme le seront les bougies et les discours. Il faut faire vraiment la guerre contre  le poison de l'islam radical", a estimé Bruno Retailleau, patron des sénateurs LR. Jean-Luc Mélenchon,député et leader de LFI a dénoncé un "ignoble crime à  Conflans ! En fait l'assassin se prend pour le dieu dont il se réclame. Il salit sa religion. Et il nous inflige à tous l'enfer de devoir vivre avec les  meurtriers de son espèce."  

 "Face à ceux qui veulent nous détruire, détruire la parole libre de nos  enseignants, nous devons être implacables et cesser de regarder ailleurs!", a  pressé Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France. Cette attentat atteint un "niveau de barbarie insoutenable", a condamné la  présidente du Rassemblement national Marine Le Pen tandis le député PS  Boris Vallaud a fait part de son "immense émotion et révolte face à cet acte  barbare terroriste". 

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