Propos de DSK sur la fin du PS : "Je n'aime pas les phrases assassines", répond Ségolène Royal

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SOCIALISME - Après les propos de Dominique Strauss-Kahn sur le PS qui "n'a pas d'avenir", l'ancienne candidate à la présidentielle de 2007 Ségolène Royal a estimé, dimanche au Grand Jury LCI-Le Figaro-RTL, que le PS avait "une histoire forte" et qu'il y a "toujours des espaces politiques".

Le Parti socialiste mort et enterré ? Pas pour Ségolène Royal. Interrogée dimanche sur les propos de l'ancien ministre Dominique Strauss-Kahn sur le PS qui "n'a pas d'avenir et c'est tant mieux", l'ex-candidate à la présidentielle de 2007 s'est nettement démarquée de l'ancien responsable politique.


"Je n'aime pas les phrases assassines, définitives", a rétorqué l'ancienne ministre de l'Environnement de François Hollande, qui avait officié, comme DSK, au sein du gouvernement de Lionel Jospin. "Il est évident que le PS n'est pas en bonne santé", a-t-elle ironisé dimanche lors du Grand Jury LCI-Le Figaro-RTL, estimant toutefois qu'il y a "toujours des espaces politiques" pour faire renaître un mouvement. 

Les idées d'abord

Pour Ségolène Royal, "le PS a une histoire forte", avec notamment, à son actif, "la gratuité de l'école" ou encore "l'émancipation au travail". "Avant de trouver les personnes, il faut trouver les idées", suggère l'ex-candidate à la présidentielle.


Faisant référence à sa campagne de 2007 - une partie des ténors du PS n'avait soutenu sa campagne que du bout des lèvres -, l'ex-ministre reconnaît toutefois que "le PS a pensé trop longtemps qu'il était sur un fonds de commerce immuable", faisant ainsi écho aux propos de DSK, pour qui le parti de Jaurès "n'a pas su accompagner la mondialisation". Ségolène Royal précise au passage qu'elle n'a pas d'ambition spécifique à ce sujet, assurant qu'elle ne "reprendra pas de responsabilité au PS". 

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