Propos polémiques de Hollande : doutes dans son camp sur sa candidature en 2017

SUICIDE POLITIQUE - Manuel Valls, Jean-Christophe Cambadélis ou encore Claude Bartolone pressent le président de s'exprimer pour clarifier les confidences que Fabrice Lhomme et Gérard Davet lui prêtent dans "Un président ne devrait pas dire ça".

Un président ne devrait pas dire ça... L'ouvrage de Fabrice Lhomme et Gérard Davet n'a jamais aussi bien porté son nom. Après la publication de ces confidences de François Hollande, dans les rangs de ce dernier on oscille entre perplexité, désapprobation... voire doutes sur une réelle volonté du chef de l'Etat de se représenter en 2017. Auquel cas aurait-il programmé ce qui s'apparente à un suicide politique programmé ?  


C'est en substance le sentiment de Claude Bartolone. Dans La Provence ce 14 octobre, le président PS de l'Assemblée nationale écarte ce terme mais "se pose des questions sur la volonté" de François Hollande d'entrer en lice. "Une hésitation transparaît" chez lui, selon l'ex-patron de l'Ile-de-France.


Concernant la démarche de Hollande auprès des deux journalistes du Monde, l'élu de la Seine-Saint-Denis estime qu'"un président ne doit pas autant se confesser". "Le devoir de silence fait partie de sa fonction", lance Bartolone. Il assure avoir fait par de sa "stupéfaction" à l'intéressé. 

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Jean-Christophe Cambadélis, lui, ne doute pas de la candidature du chef de l'Etat sortant. Mais estime, au micro de RTL ce vendredi, que le chef de l'Etat "ne se facilite pas la tâche". "Se confier à ce point à tant de journalistes, il y a de quoi être étonné", a concédé le patron du Parti socialiste. A l'instar de Bartolone, il invite Hollande à "parler vite". Lui apportant son soutien pour 2017, il estime toutefois "qu'aujourd'hui, le président de la République est encore en situation de rassembler son camp".


Manuel Valls, en déplacement au Canada en milieu de semaine, avait pour sa part pointé d'inévitables "conséquences" aux sorties de François Hollande sur l'institution judiciaire. Quelles conséquences ? Nous n'en saurons pas plus. Fustigeant la "lâcheté" de la justice dans l'ouvrage, le Président s'est notamment attiré les foudres des magistrats, dont les deux chefs avaient exigé de le rencontrer ce mercredi pour "qu'il s'explique". Une rencontre qui a abouti à une lettre d'excuses présidentielles.


Concernant sa candidature, quelles que soient les circonstances François Hollande ne devrait confirmer ou infirmer avant fin décembre, comme indiqué l'été dernier. 

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