Proposition de loi "anticasseurs" : selon Castaner, "une centaine d'individus" pourraient être concernés

Politique
PROPOSITION DE LOI - Ce mardi 22 janvier est discutée la proposition de loi dite "anti-casseurs", au sein de l'Assemblée nationale. Devant les députés, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a d'ores et déjà annoncé qu'elle pourrait concerner une "centaine d'individus".

Christophe Castaner a estimé mardi, devant les députés qu'une "centaine d'individus" étaient susceptibles d'être visés par des interdictions de manifester prévues par la proposition de loi controversée pour prévenir les violences lors des manifestations. Ce dispositif vise "une centaine d'individus appartenant souvent à des groupuscules qui viennent systématiquement casser dans les manifestations", a précisé le ministre de l'Intérieur lors de son audition devant la commission des Lois, rappelant que le dispositif était proche de celui qui permet "de gérer les hooligans dans les stades".

Plusieurs mesures envisagées

Adoptée au Sénat en première lecture, cette proposition de loi initialement portée par le sénateur Les Républicains Bruno Retailleau est largement critiquée au sein même de la majorité. Pour le Premier ministre Edouard Philippe, elle devrait permettre de lutter "contre les violences" en marge des manifestations sur le modèle des mesures déjà en vigueur contre les supporters interdits de stade. 


Trois mesures sont particulièrement discutées à L'Assemblée : la création d'un fichier national de personnes perçues comme dangereuses pour l'ordre public, la pratique de fouilles sur les lieux de manifestations et l'apparition d'un nouveau délit contre les personnes masquées lors des rassemblements. Des propositions qui seront discutées ce mardi, au sein de la commission des lois des députés. 

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