#PSLeDébat - 4 candidats, 4 hommes : 150 signataires réclament alternance et parité dans les instances du PS

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EGALITE FEMMES-HOMMES - Une contribution thématique au prochain congrès du PS, initiée par le "réseau des femmes" du PS de Seine-Saint-Denis, cosigné par plus de 150 personnalités socialistes, réclame l'égalité dans la répartition des postes de direction au sein du parti. Les quatre candidats en lice ont repris certaines idées à leur compte.

C'est l'initiative locale qui monte à mesure que le congrès du parti socialiste (7 et 8 avril) se rapproche. Le "réseau des femmes PS de Seine-Saint-Denis a transmis aux quatre candidats au poste de Premier secrétaire du PS une contribution thématique visant à faire respecter l'égalité réelle entre les femmes et les hommes dans les instances du vieux parti de Jaurès. Un parti en cours de "refondation", où les femmes ne représentent que le tiers des militants, et où les organes de direction sont durablement colonisés par des hommes.  

Intitulé "Ceci n'est pas une contribution féministe", le texte revendique notamment l'alternance entre hommes et femmes à la tête des instances (premier secrétaire, premier secrétaire fédéral...) assortie d'une limitation du cumul de mandat dans le temps, mais aussi la répartition paritaire dans les postes de direction nationaux et fédéraux. La contribution, qui demande en outre la parité dans les instances de désignation des candidats aux législatives, connaît un certain succès : plus de 150 signataires, militants, élus locaux ou parlementaires, dont l'ancienne ministre Ericka Bareigts. 

Changement de prisme

"A travers ces propositions, nous demandons aux candidats de s'engager sur des choses concrètes", résume auprès de LCI l'une des initiatrices, Emma Antropoli, militante au pré Saint-Gervais et ancienne collaboratrice d'Ericka Bareigts. "Le fait que les hommes occupent les postes dans les instances n'est pas le fruit d'un complot, c'est simplement un mouvement latent. Pour en finir avec cela, il suffit de donner la moitié aux femmes. L'alternance homme-femme et la limitation des mandats dans le temps permettra à une nouvelle génération de monter." Les quatre candidats (tous des hommes, donc) ont d'ores et déjà reçu et cosigné en partie les propositions du texte. 

Stéphane Le Foll, Luc Carvounas, Olivier Faure et Emmanuel Maurel s'engagent tous en faveur de la parité dans les fonctions de porte-parole du PS et dans les postes de direction. Une bonne chose pour Emma Antropoli, car "il est important que les femmes s'occupent elles aussi de la boutique" du parti. L'alternance hommes-femmes à la tête des instances est en revanche jugée plus complexe par les intéressés, sauf pour Luc Carvounas, qui promet de limiter à deux le nombre de mandats successifs à la tête de ces instances pour permettre ce renouvellement. 

Les initiatrices du texte proposent également au PS de développer des séances de formation afin d'encourager les femmes militantes à prendre la parole lors des réunions, souvent trustées par les hommes, et de limiter le temps de parole lors de ces réunions afin de laisser aux femmes la possibilité d'intervenir à égalité. Des idées reçues d'un bon oeil par les candidats. Au-delà des bonnes intentions de ces derniers, le plus dur reste manifestement à faire. La seule commission chargée d'organiser le prochain congrès du PS ne compte... qu'une femme, pour vingt hommes. 

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