Qatar : Florian Philippot attend toujours sa protection policière

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JE SUIS FLORIAN - Le numéro 2 du Front national, Florian Philippot, s'est à nouveau plaint dimanche de ne pas avoir bénéficié de protection policière après la plainte en diffamation déposée par le Qatar à son encontre. Le ministère de l'Intérieur n'a pas jugé cette mesure nécessaire. Le domicile de Philippot avait été placé sous protection après les attentats de janvier.

Florian Philippot en appelle aux "Charlie" contre la "fatwa judiciaire" du Qatar. Le numéro 2 du Front national, visé par une plainte en diffamation par cet émirat pour lui avoir imputé le financement d'organisations terroristes , ne se remet toujours pas du refus opposé par le ministère de l’Intérieur à sa demande de protection judiciaire.

Dimanche, sur France Inter, le vice-président du FN s'est dépeint en défenseur "de la liberté d'expression, de la démocratie" contre "l'ingérence étrangère dans notre débat démocratique". "J'attends les Charlie, n'a pas hésité à lancer le second de Marine Le Pen, assurant que demain, "peut-être, l'Etat islamique portera plainte parce qu'il se trouvera diffamé par la France".

Placé sous protection en janvier

Florian Philippot s'est dit à nouveau menacé après ses propos sur le Qatar. "On attend l'agression […] Le ministère de l’Intérieur joue avec ma sécurité personnelle alors que je suis très exposé, sous la menace d'une fatwa judiciaire émise par un pays tout à fait trouble […] L'un des pires régimes que la Terre porte." Le numéro 2 du FN s'est également posé en victime, estimant que le "show-biz" ou "les amis du pouvoir" bénéficiaient, eux, d'une protection policière "en claquant du doigt".

Le ministère de l’Intérieur, saisi de la demande lundi dernier, a expliqué que l'évaluation des menaces, qui "procède de critères normés et uniformes", n'a pas conclu à la nécessité de mettre en place un dispositif de protection rapprochée". Florian Philippot a en outre omis de rappeler que son domicile avait été immédiatement placé sous protection policière, à la demande de Marine Le Pen, elle-même protégée, au lendemain des attentats de janvier .

EN SAVOIR +
>> Florian Philippot n'aura pas de protection policière malgré ses demandes

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