"Nationalité disparue" : Emmanuelle Cosse reprend Jean-Pierre Chevènement au vol

Politique
GAZOUILLIS - La ministre du Logement, Emmanuelle Cosse, a vivement critiqué mercredi sur Twitter les propos polémiques de Jean-Pierre Chevènement sur la disparition de la nationalité française dans le département de la Seine-Saint-Denis.

"Il y a à Saint-Denis, par exemple, 135 nationalités, mais il y en a une qui a quasiment disparu", avait déclaré Jean-Pierre Chevènement, lundi sur France Inter, en évoquant le manque de mixité sociale et ses conséquences dans certains territoires de France. Cette nouvelle sortie, qui sous-entend l'extinction de la nationalité française en Seine-Saint-Denis et qui intervient après une précédente polémique déclenchée par l'ancien ministre sur la nécessaire "discrétion" des musulmans, a été vivement critiquée par des responsables politiques de tous bords. Parmi eux, la ministre du Logement, Emmanuelle Cosse a fait part ce mercredi de son sentiment sur son compte Twitter.

"J'aimerais bien emmener Jean-Pierre Chevènement en Seine-Saint-Denis. Ce qui clive dans notre pays, c'est la ségrégation, pas la nationalité", a écrit la ministre avant d'ajouter dans un second message : "Le fléau dans notre pays, c'est la pauvreté, le manque de solidarité, le tri des populations entre ghettos de riches et ghettos de pauvres.

La mise au point de Jean-Pierre Chevènement

Une énième saillie à l'encontre du nouveau président de la Fondation de l'Islam de France, coutumier du fait, et dont il s'est défendu dans les colonnes du Figaro, dans l'édition de ce mercredi 31 août. "Je parlais évidemment de la classe ouvrière française", s'est-il justifié. "La plupart de ces critiques ont un arrière-plan politique : elles procèdent d'une philosophie communautariste que j'ai toujours combattue en tant que républicain laïc."

Revenant sur son appel à la réserve lancé aux musulmans de France, il a précisé avoir recommandé la "discrétion" que dans l'espace public de débat, qui est un espace commun à tous les citoyens", a plaidé Jean-Pierre Chevènement. Pour ce dernier, ces controverses sont des "procès d'intention fielleux" fait à son encontre par "quelques snipers de plume et de micro dont il est "la cible depuis très longtemps". 


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