Quand François Hollande se sert du foot pour parler de 2017

Politique

FAN - François Hollande était ce dimanche sur France Inter pour parler sport. Mais on avait comme l'impression qu'il parlait politique et envoyait des messages à ses adversaires.

A l'émission "L'oeil du tigre" sur France Inter, ce dimanche 5 juin, François Hollande était invité pour parler sport, et plus spécifiquement football. Fan du FC Rouen, avec lequel le Président admet avoir vécu ses "premiers moments d'émotion dans un stade", il rappelle que "très tôt", il a "fait du sport". Hollande parle du public, des valeurs sportives, du fait que le sport permet des rencontres et des passions. Et pas de politique ? 

Le Président fera l' inventaire de l'équipe de France de football durant sa jeunesse : "Rien". Jusqu'à la victoire de 84. "Enfin une belle victoire". Enfin, il lance : "Le sport, ça m'a formé comme citoyen". Car si Hollande est là, c'est avant tout pour parler politique.

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"Les outsiders l'emportent'

Par deux fois, François Hollande se sera permis quelques réflexions sur le sport qui sonnent comme un message politique. Lui qui est bien à la peine dans les sondages, pense-t-il à 2017 lorsqu'il déclare : "Jusqu'au coup de sifflet final, on ne sait pas ce qu'il va se passer. Rien n'est joué d'avance. Ce qu'on aime dans le sport, c'est soutenir les petits, que les outsiders l'emportent." Et plus tard le Président d'ajouter, sur la question de savoir si les Bleus sont favoris pour l'Euro : "Je ne sais pas. Je me méfie du statut de favori. Il ne faut surtout pas, c'est un conseil, avoir ce statut-là."

En plein conflit social autour de la loi Travail, Hollande s'adresse-t-il aux syndicats lorsqu'il raconte : "Le sport, c'est comme la politique. Soit on est dans le conflit et on considère que tout supporter de l'équipe d'en face est forcément un adversaire. Soit on partage quelque chose qui est plus fort que notre appartenance et qui fait qu'on est capable de s'élever."

Euro 2016 et Benzema

Interrogé par ailleurs sur la mise à l'écart de Karim Benzema, le chef de l'Etat a lancé : "Le seul critère qui vaille, c'est le choix du sélectionneur". Hollande a insisté : "Bien sûr qu'il faut lutter contre le racisme, contre les discriminations - c'est mon engagement, c'est mon devoir - mais pour l'équipe de France, sont sélectionnés ceux qui doivent être sélectionnés, pas en fonction d'une région, d'une origine, d'un parcours".

Enfin, François Hollande s'est prêté au jeu du pronostic. Il en est convaincu, la France peut gagner l'Euro. Et même s'il redoute l'Espagne et l'Allemagne, le Président l'assure : "On va s'en occuper".

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