"Quand les faits ont été commis, j'avais 4 ans et demi" : la réponse de Marlène Schiappa, critiquée pour avoir soutenu Nicolas Hulot

"Quand les faits ont été commis, j'avais 4 ans et demi" : la réponse de Marlène Schiappa, critiquée pour avoir soutenu Nicolas Hulot

COLÈRE - Invitée mardi sur LCI, Marlène Schiappa s'est emportée contre les reproches qui lui sont faits quant au soutien qu'elle avait apporté à Nicolas Hulot en 2018, alors qu'il était visé par des révélations sur une agression sexuelle présumée.

En 2018, plusieurs membres du gouvernement et de la majorité apportaient leur soutien à Nicolas Hulot, alors visé par des révélations sur une ancienne affaire, classée sans suite, d'agression sexuelle présumée. À l'époque, Marlène Schiappa était allée jusqu'à déclarer dans le JDD qu'il était un "homme charmant" et "respectueux", et reprochait au journal Ebdo, à l'origine d'une enquête à charge contre lui, d'être "irresponsable". "La justice se rend dans les tribunaux, pas les médias", avait-elle lancé.

Alors que certains lui reprochent aujourd'hui cette prise de position, au regard des nouvelles accusations relayées par l'émission Envoyé Spécial, la ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur, chargée de la Citoyenneté, est contrainte de se défendre tant bien que mal. L'évocation de ce sujet par Elisabeth Martichoux a suscité une séquence particulièrement tendue avec la ministre mardi matin sur LCI (voir la vidéo en tête de cet article).

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Nicolas Hulot, un ministre dans la tempête

Marlène Schiappa, victime de la culture du viol ?

"Je suis très interpellée par le fait que certains tentent de faire un contre-feu médiatique en faisant comme si j'étais la personne au centre de ces débats. Moi, quand les faits ont été commis et dénoncés, j'avais 4 ans et demi", se défend finalement Marlène Schiappa, agacée. "On ne peut pas me reprocher d'avoir eu une réaction en 2018 pour des faits qui sont portés à notre connaissance publique en 2021." 

Pour la ministre, le fait que certains s'en prennent aujourd'hui à elle tient de la culture du viol, qui "consiste aussi à délayer les responsabilités et à aller chercher les femmes dans l'entourage des hommes mis en cause". "Quand Marc Pulvar est accusé de pédocriminalité, c'est Audrey Pulvar qui est harcelée sur les réseaux sociaux. Quand Roméo Elvis est accusé d'agression sexuelle, c'est sa sœur, Angèle, que l'on somme de s'expliquer, puis de se taire et même d'arrêter de chanter. Nicolas Hulot, pour des faits qui se sont produits 30 ans avant que je le connaisse et quand moi-même j'étais enfant, c'est moi que l'on vient chercher. C'est une plaisanterie ?"

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Le parquet de Paris a ouvert vendredi une enquête préliminaire après la diffusion d'une enquête retentissante de France 2 dans laquelle plusieurs femmes, dont deux à visage découvert, accusent l'ex-animateur et ancien ministre Nicolas Hulot de viols et d'agressions sexuelles, qu'il nie farouchement. Les investigations, confiées à la brigade de protection des mineurs (BPM) de la direction régionale de la police judiciaire (DRPJ), viseront à "déterminer si les faits dénoncés peuvent caractériser une infraction pénale et si, au vu de leur ancienneté, la prescription de l'action publique est acquise", a précisé la procureure.

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