Quand Sarkozy défend le Qatar devant le Crif

Quand Sarkozy défend le Qatar devant le Crif

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POLITIQUE - Le jour de la panthéonisation des quatre résistants, le 27 mai dernier, l’ancien chef de l’Etat avait une conférence avec le Crif au cours de laquelle il a défendu le Qatar, rapporte L'Obs.

Pour des raisons d'agenda, Nicolas Sarkozy avait dû sécher la panthéonisation des résistants, le 27 mai dernier. On sait désormais ce qui occupait l'ancien chef de l'Etat. L'Obs en date du jeudi 18 juin a ainsi relevé que, dès 19h30, il participait à une conférence-débat à l’invitation du Crif, le Conseil représentatif des institutions juives de France, à l'hôtel Intercontinental de Paris. La cérémonie de panthéonisation terminait, elle, vers 18h30.

Sarkozy défend le Qatar

Le président du nouveau parti Les Républicains y a parlé notamment de politique internationale. Et a pris la défense du Qatar – où il a donné des conférences rémunérées – accusé de soutenir le Hamas, l’ennemi d’Israël, alors qu’il était interrogé sur ce point par le président du Crif, Roger Cukierman. "Je me posais la question en arrivant : comment est-ce possible qu'une conférence du Crif soit organisée dans un hôtel racheté par les Qataris ?" a répondu Nicolas Sarkozy.

Et de développer, sur le thème du recul de l'antisémitisme dans les pays de la péninsule arabique : "C'est un pays en train de se moderniser et qui a besoin de l'aide des Occidentaux [...] Et vous savez, aujourd'hui, les plus grands architectes qui travaillent au Qatar sont juifs".

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Le 27 mai dernier, France Info expliquait que Nicolas Sarkozy, invité à la cérémonie de panthéonisation au même titre que les anciens présidents, serait absent. Selon son entourage, "il avait un rendez-vous qu’il n’a pu annuler". Une absence remarquée et sur laquelle il avait préféré ne pas se justifier, ironisant dès le lendemain de la sorte : "Alors, un seul être vous manque et tout est dépeuplé ? [...] Vraiment, je leur manque. Mais que les socialistes ne s'inquiètent pas, je ne suis pas décidé à partir et encore moins à être absent. Ils me retrouveront".

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