Que devient DSK ?

Que devient DSK ?

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ZOOM – La cour d'appel de Douai (Nord) a confirmé ce mercredi le renvoi en correctionnelle des mis en examen dans l'affaire du Carlton de Lille, parmi lesquels Dominique Strauss-Kahn. Ce dernier, qui a du tourner le dos à la politique depuis le scandale du Sofitel en 2011, fait aujourd'hui carrière à l'étranger.

Il n'en a pas fini avec la justice française. Dominique Strauss-Kahn sera bel et bien jugé dans l'affaire dite du Carlton de Lille, après que la demande d'appel a été rejetée ce mercredi. L'ancien patron du FMI comparaîtra pour "proxénétisme aggravé en réunion". Une lourde charge pour celui qui, il y a moins de trois ans, était favori pour la présidentielle. Aujourd'hui absent de la scène politique française et loin du FMI où il a du démissionner après le scandale du Sofitel, le socialiste n'a cependant pas dit son dernier mot.

Aujourd'hui, en effet, DSK s'est refait une carrière. Loin de la politique, il a en effet enfilé le costume de banquier d'affaires en prenant la tête en octobre de la société financière luxembourgeoise Anatevka, cotée à la bourse de Paris. Avec l'arrivée de DSK, le groupe s'appelle désormais LSK, pour "Leyne (le nom du fondateur de la société), Strauss Kahn and Partners" et devient une "banque d'affaire internationale". L'ancien ministre de l'Economie a officiellement été adoubé le 18 octobre prochain lors d'une AG, où il est devenu président du conseil d'administration.

La politique, c'est fini

La mission de cette société est de conseiller "les Etats, les sociétés et les entrepreneurs pour leur développement stratégique international, leur financement, la restructuration de leur dette et les acquisitions et cessions d'entreprises", précise le groupe , qui compte une centaine de collaborateurs répartis dans six pays (Luxembourg, Belgique, Monaco, Israël, Suisse et Roumanie). En juillet, il avait également été nommé membre du conseil de surveillance de deux institutions financières détenues à majorité par les pouvoirs publics russes : le Fonds russe des investissements directs (RDIF) et la Banque russe de développement des régions (BRDR), contrôlée par le pétrolier Rosneft.

Mais ce n'est pas tout. DSK est également conseiller financier du gouvernement serbe. Une mission qui lui a été confiée début mi-septembre, afin d'aider le pays à sortir du marasme économique. Il semble donc que l'homme ait trouvé grâce hors des frontières françaises. Ses frasques judiciaro-sexuelles n'éclipsent pas, pour le vice-premier ministre Serbe qui jouit aujourd'hui de son expertise, de ses talents d'économiste. "Le grand Picasso traitait mal les femmes et les enfants, mais certaines autres personnes comme Hitler aimaient les femmes", a ainsi déclaré Aleksandar Vucic à la télévision. Pas sûr que ce point de vue soit le même en France, où DSK semble toujours persona non grata sur la scène politique. Interrogé à ce sujet par les médias russes, l'ancien patron du FMI avait d'ailleurs répondu que pour lui, la politique, c'était "du passé".

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