"Race blanche" : l'affaire Morano classée sans suite

"Race blanche" : l'affaire Morano classée sans suite

DirectLCI
JUSTICE - Le parquet de Paris a récemment classé sans suite un signalement de la Licra sur les propos très polémiques de l'eurodéputée Nadine Morano sur la France. L'élue du parti Les Républicains a salué cette décision.

"Justice m'est rendue", s'est félicitée dans un communiqué l'élue du parti Les Républicains après avoir appris que le parquet avait classé l'affaire sans suite. En septembre, la Licra avait fait un signalement à la justice suite aux propos très polémiques de l'eurodéputée Nadine Morano sur la France, "pays de race blanche".  De son côté, la Ligue de défense judiciaire des musulmans (LDJM), menée par l'avocat Karim Achoui, avait déposé plainte pour provocation à la haine raciale.

L''élue du parti Les Républicains avait perdu son investiture pour les régionales en Meurthe-et-Moselle à cause de l'indignation suscitée par ses propos. "Avec le résultat et les conséquences que l'on connaît désormais", assure-t-elle, une allusion au score décevant de la droite, arrivée dix points derrière le FN dans le Grand Est, qui compte 10 départements.

EN SAVOIR +
>> "Race blanche" : Morano déclenche un tollé à droite... et y répond

>> " Il fallait le faire !" la réponse d'un prof à Nadine Morano cartonne sur Facebook

"Aucune incitation au rejet"

Nadine Morano avait tenu ces propos sur le plateau de l'émission "On n'est pas couché" de France 2, diffusée le 26 septembre. L'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy avait déclaré: "pour qu'il y ait une cohésion nationale, il faut garder un équilibre dans le pays, c'est-à-dire sa majorité culturelle". "Nous sommes un pays judéo-chrétien, le général de Gaulle le disait, de race blanche, qui accueille des personnes étrangères", avait-elle ajouté. "J'ai envie que la France reste la France et je n'ai pas envie que la France devienne musulmane", avait-elle poursuivi.

Sur twitter, la Licra a diffusé des extraits du courrier du parquet de Paris lui annonçant le classement sans suite. Aux yeux du parquet, les propos "ne comportent aucune incitation au rejet d'un groupe de personnes déterminé, et n'appellent pas à adopter des sentiments ou comportements emprunts d'hostilité".

Selon Nadine Morano, ses propos avaient été "instrumentalisés, sortis de leur contexte, utilisés pour (lui) faire un procès surréaliste", "au mépris des valeurs de liberté d'expression pour lesquelles plus de 4 millions de Français" avaient "défilé en janvier dernier" après les attentats jihadistes qui avaient visé Charlie Hebdo.

A LIRE AUSSI
>> 
"Envahissement", "remplacement" : quand Morano fait du Le Pen sur les migrants
>> QUIZ - Qui l'a dit : Nadine Morano ou Marine Le Pen ?


 

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter