"Race blanche" : Morano déclenche un tollé à droite... et y répond

"Race blanche" : Morano déclenche un tollé à droite... et y répond

LÀ, ÇA VA TROP LOIN - Les propos de Nadine Morano sur la "race blanche" de la France, tenus samedi dans l'émission "On n'est pas couché", ne sont pas bien passés chez ses amis Républicains. Revue de ce rappel à l'ordre en règle.

Le dérapage de trop pour Nadine Morano ? Depuis son passage remarqué samedi soir dans l'émission On n'est pas couché, la députée européenne (Les Républicains) collectionne les critiques les plus virulentes. En cause : des propos tenus devant Laurent Ruquier. "La France est un pays aux racines judéo-chrétiennes, voilà", a expliqué l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, avant d'ajouter : "La France est un pays de race blanche dans lequel on accueille aussi des personnes étrangères, comme le disait le général de Gaulle."

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Des propos sur la "race" qui n'ont pas hérissé que la gauche. Dans son propre camp, c'est le malaise. Illustration lundi avec Alain Juppé, candidat comme elle à la primaire de la droite pour la présidentielle 2017 : "La notion de race ne me paraît pas quelque chose d'acceptable", a réagi le maire de Bordeaux, cité par BFMTV . "La nation ne se définit pas par une race", a-t-il ajouté, proposant sa définition de la nation : un "vivre ensemble, des valeurs communes, un projet commun, un bien commun, une vision commune de l'avenir". Avant d'envoyer un dernier avertissement à la présidente du Rassemblement pour le peuple de France : "Ce n'est pas en courant derrière le Front national que l'on arrivera à le dépasser, c'est en marquant notre différence".

Justification sur Facebook

Même réaction de Valérie Pécresse, la candidate des Républicains aux régionales en Ile-de-France : "Pour moi, la France c'est une nation, et une nation, ce sont des personnes qui ont envie de vivre ensemble et qui s'accordent sur un récit commun de leur histoire. C'est un non-sens de parler de race", a réagi la députée des Yvelines.

Douche froide également chez Bruno Le Maire, candidat, comme Alain Juppé - et Nadine Morano - à la primaire à droite. Pour le député, interrogé sur RMC et BFMTV , "la France ce n'est pas une race, la France ce n'est pas une religion, pas une couleur de peau. La France, c'est une idée, ce sont des principes". Quant au patron des Républicains, Nicolas Sarkozy, il serait "consterné par l'énorme maladresse de Nadine Morano", rapporte son entourage cité par Le Figaro .

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Autant de critiques qui ont, visiblement, piqué au vif la députe européenne. Lundi soir, sur son compte Facebook , Nadine Morano s'est fendue d'un message dans lequel elle dénonce une "tempête dans un petit verre d'eau", ainsi qu'un "lynchage médiatique" organisé après que ses propos ont été "totalement instrumentalisés". Dans sa justification, l'ancienne ministre n'épargne d'ailleurs pas son camp. "J’aurais aimé que mes amis politiques dont certains se comportent en donneur de leçons, mettent la même énergie à combattre le salon de la femme musulmane qui s’est tenu à Pontoise et qui prône la régression du droit des femmes en France", écrit-elle. Et de conclure, droite dans ses bottes : "Faut-il avoir honte de ce que nous sommes ? Gaulliste je suis, gaulliste je resterai !"

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