Réforme de la constitution : Valls "convaincu" d’avoir le soutien du Parlement

Réforme de la constitution : Valls "convaincu" d’avoir le soutien du Parlement

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SECURITE - Le Premier ministre Manuel Valls s'est dit "convaincu" mercredi sur TF1 d'obtenir "une large majorité" du Parlement pour soutenir la réforme constitutionnelle de l'exécutif, qui inclut la déchéance de nationalité française pour les binationaux condamnés pour terrorisme.

Il est convaincu d’avoir un total soutien. Mercredi soir sur TF1, le Premier ministre Manuel Valls s’est dit "convaincu" d'obtenir "une large majorité" du Parlement pour soutenir la réforme constitutionnelle de l'exécutif, qui inclut la déchéance de nationalité française pour les binationaux condamnés pour terrorisme

Le chef du gouvernement a également affirmé que le gouvernement était "uni" malgré les critiques de la ministre de la Justice sur cette mesure controversée à gauche . Christiane Taubira "s'est exprimée : elle a rappelé que le président de la République et le Conseil des ministres tranchaient en dernier ressort. C'est tranché", a affirmé Manuel Valls sur le plateau du 20 heures.

Plus de 1000 individus partis de France rejoindre la Syrie et l'Irak

"Je défendrai la réforme constitutionnelle avec Christiane Taubira devant le Parlement et n'en doutez pas un seul instant. Je suis convaincu que nous aurons une large majorité à l'Assemblée nationale et au Sénat après un débat - et c'est normal - de très grande qualité, mais nous aurons une majorité pour réformer la Constitution", a dit Manuel Valls.

"C'est une manière de protéger davantage les Français, et nos compatriotes. Ce qu'ils demandent, c'est le rassemblement, l'unité nationale pour combattre le terrorisme", a soutenu le Premier ministre. Le projet de loi constitutionnelle, qui arrivera le 3 février à l'Assemblée, nécessite le feu vert des deux assemblées puis un vote à la majorité des 3/5 des députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles.

Les voix d'au moins une partie de la droite devraient être nécessaires pour atteindre ce seuil.
Pour le Premier ministre, ces mesures sont "cohérentes" avec le contexte : "Jamais le pays n’a connu une telle menace", a-t-il répété.

Mercredi matin, à l’issue du Conseil des ministres, il avait annoncé que "le seuil des 1000 individus avaient rejoint depuis la France les groupes jihadistes en Syrie ou en Irak" venait d’être franchi. "Environ 600 d'entre eux y sont toujours et on estime à 148 le nombre d'individus ayant trouvé la mort. 250 sont revenus sur notre sol", avait-il précisé. "Ils sont un danger pour la France."

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