Réforme des retraites : sur la méthode, "on a été mauvais" estime un député LaREM

Réforme des retraites : sur la méthode, "on a été mauvais" estime un député LaREM
Politique

MEA CULPA - Invité de LCI, le député LaREM des Hauts-de-Seine Jacques Maire estime que la communication du gouvernement aurait pu être meilleure autour de la réforme des retraites. 

Pendant que les manifestants défilent à travers la France pour manifester leur hostilité à la réforme des retraites, les élus de la majorité défendent le projet du gouvernement et son utilité. Invité de LCI ce jeudi, le député LaREM des Hauts-de-Seine Jacques Maire a vanté un "très beau projet". Il s'est également livré à un exercice d'auto-critique, estimant que le gouvernement n'avait pas réussi à communiquer efficacement pour promouvoir la réforme. 

"Franchement, on a été mauvais. C'est pas la première fois, c'est pas la dernière d'ailleurs", a lancé Jacques Maire sans détour. "Il y a une espèce de consensus sur le diagnostic, une proposition qui est acceptée, qui est approuvée par un syndicalisme qui représente la majorité des salariés, et puis à la fin on se retrouve dans une situation un peu cacophonique, c'est dommage", a poursuivi le député.

Des réflexes de "l'ancien monde"

Jacques Maire a développé son propos, en revenant sur la manière dont la majorité a abordé les débats. La stratégie adoptée lui semble aujourd'hui avoir montré ses limites. "Il y a une tradition quand même en France, que je regrette un peu, qui est de toujours négocier et de faire passer les réformes par le biais de la peur. La peur en l'occurrence sur les retraites, c'est la peur du déficit et l'explosion du système. […] Là, on voulait faire différemment, on voulait faire un projet de structure, un projet positif et par, je dirais, de vieux réflexes, de l'ancien monde, on a remis […] dans le débat des angoisses budgétaires. Je pense que ce n'était pas indispensable."

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    La parole assez libre de l'élu francilien contraste avec celle de Gilles Le Gendre, le président du groupe LaREM à l'Assemblée nationale. Sur LCI ce jeudi matin, il défendait bec et ongles le projet et son ambition. Tout juste a-t-il reconnu "un flou", le résultat à ses yeux des hypothèses multiples conservées durant les discussions avec les partenaires sociaux. "Nous devons maintenant arrêter les choses", a-t-il tranché, et "dire très précisément quelles options nous retenons."

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