Code du travail : pour Hamon, qui manifestera avec la CGT et LFI, "Macron ne saisit pas le mouvement de la société"

COME-BACK - Cinq mois après sa cuisante défaite à la présidentielle, l'ex-candidat socialiste Benoît Hamon était l'invité de 24H Pujadas jeudi soir sur LCI. Le fondateur du "Mouvement du 1er juillet" a indiqué qu'il manifesterait contre la réforme du travail à l'appel de la CGT puis de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon.

Benoît Hamon est de retour. Cinq mois après la déroute du candidat socialiste à la présidentielle, puis la chute de son camp aux législatives, l'ancien ministre de François Hollande était l'invité de 24H Pujadas, sur LCI, jeudi soir. 


L'occasion pour celui qui a fondé le "Mouvement du 1er juillet" et  qui rêve de refonder la gauche de lancer l'offensive contre la très symbolique réforme du Code du travail, que le gouvernement s'apprête à promulguer d'ici à la fin du mois. 

Benoît Hamon s'est fortement démarqué d'une partie de ses camarades du PS, qui ont longuement tergiversé sur la conduite à tenir face aux mouvements sociaux qui s'annoncent contre la réforme, le premier, le 12 septembre, à l'appel de la CGT, et le second, le 23, à l'appel de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. Lui entend répondre à tous les appels qui seront lancés :

Je serai dans la rue le 12 et le 23. Il serait incongru d'aller à une manifestation et pas à d'autres"Benoît Hamon

Alors que d'autres responsables socialistes rechignent à marcher aux côtés de Jean-Luc Mélenchon, lui-même ne semble pas s'en émouvoir. "Avec lui, on a des désaccords, par exemple sur la question du travail. Mais nous avons un point d'accord fort : ces ordonnances vont se traduire par des salariés qu'on pourra licencier plus facilement, qui seront plus précaires. Nous sommes d'accord sur le mot d'ordre." Et si le PS est "divisé", "mon mouvement, lui, à une ligne claire". Une façon de rappeler que Benoît Hamon a quitté le PS après les élections afin de refonder, plus largement, la gauche. 


L'ex-candidat socialiste estime que les ordonnances "ratent" la grande réforme du travail, comme "la reconnaissance du burn out" ou "le partage du pouvoir des salariés dans l'entreprise". Fidèle à son leitmotiv de campagne selon lequel "le travail se raréfie" et nécessite d'adapter l'activité économique, Benoît Hamon juge qu'Emmanuel Macron "ne saisit pas ce mouvement de la société et fait ces ordonnances qui sont à bien des égards des propositions du Medef". 

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Benoît Hamon, candidat du PS à la présidentielle

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