Plus de la moitié des Français contre l'idée de "travailler plus", selon un sondage

Politique
SONDAGE - Plus de la moitié des Français interrogés dans le cadre d'un sondage sur la possibilité de "travailler plus" y sont opposés, selon un sondage Ifop publié ce dimanche dans le JDD.

Une nette majorité de Français sont opposés au principe de "travailler plus". C’est ce qui ressort d’un sondage Ifop, réalisé pour le JDD et publié ce dimanche 21 avril. Un résultat qui va à l’encontre du pronostic de la porte-parole et  députée LaREM, Aurore Bergé, qui se disait "persuadée que les Français sont d’accord pour travailler plus".


Si 54% des Français indiquent être plutôt "pas d’accord" voire "pas du tout d’accord" à l’idée de devoir travailler plus, ce sondage, réalisé en ligne du 17 au 19 avril, auprès d'un échantillon de 1.009 personnes représentatif de la population française, permet surtout d’observer la fracture entre les Français autour de cette thématique. Car cette initiative divise notamment en fonction de la profession, de l’âge ou de l’opinion politique. 

Les plus de 65 ans d'accord pour "travailler plus"

Ainsi, une écrasante majorité des défenseurs du parti de la majorité (75%) sont d’accord avec l'intention du président de la République, à l'issue du Grand débat national, d'évoquer le principe de "travailler plus" en France. Un chiffre qui atteint 84% chez les proches des Républicains (LR). Quant aux sympathisants du PS, de la France Insoumise ou du Rassemblement national, ils y sont clairement opposés.


L’initiative que pourrait présenter Emmanuel Macron fait aussi débat en fonction de l’âge des personnes interrogées. Si, en dessous de 35 ans, 56% des répondants sont opposés à l'idée de travailler plus, ce pourcentage augmente avec l’âge. Ainsi, parmi les 50-64 ans, ce nombre grimpe à 65%. Plus surprenant, la seule tranche qui semble d’accord avec cette idée sont les 65 ans et plus (67% pour). 


Quant à savoir comment les Français accepteraient de "travailler  plus", les réponses sont multiples. Certains (41%) estiment que ce projet doit passer par l’abandon des 35 heures (41%). Vient ensuite la proposition d'augmenter le nombre d’années qu’il faut cotiser afin de bénéficier d'une retraite à taux plein, privilégiée par un quart des répondants, suivie de la suppression d'un ou plusieurs jours fériés dans l'année (14%). Deux personnes sur dix ne privilégient quant à elles aucune de ces solutions.

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