"Réfugiés de guerre" : l'accrochage entre Valls et Sarkozy

"Réfugiés de guerre" : l'accrochage entre Valls et Sarkozy
Politique

POLÉMIQUE - Le Premier ministre Manuel Valls répondait à Nicolas Sarkozy, jeudi, déclarant que le "droit d'asile "ne se découpe pas en tranches". L’ancien président de la République suggérait un statut "provisoire de réfugiés de guerre". Sur le plateau du 20 heures de TF1, l'ex-chef de l'Etat en a remis une couche.

Dans une interview au Figaro, parue jeudi, Nicolas Sarkozy s'exprimait sur plusieurs sujets et livrait des propositions pour gérer la crise migratoire actuelle. Parmi elles, la création d’un nouveau statut de "réfugié de guerre", différent du "réfugié politique", avec un visa temporaire de dix ans. Le principe : accueillir provisoirement des réfugiés "qui ont donc vocation à rentrer chez eux une fois la paix rétablie" dans leur pays.

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La réaction à gauche a été prompte. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a rétorqué à Marseille que le statut de réfugié était "un et indivisible". "Dans l'histoire longue de notre pays, est réfugié quiconque est persécuté dans son pays en raison de ses origines, de sa religion, de ses convictions. Ce statut de réfugié, il n'est pas divisible, il est un et indivisible comme la République", a déclaré à la presse le ministre, accusant l'ex-chef de l'Etat de visées électoralistes.

Dans l'après-midi, Manuel Valls s'est également invité dans la polémique en répétant que "le droit d'asile ne se découpe pas en tranches". "Nous accueillerons les réfugiés ou demandeurs d’asile qu’ils soient chrétiens, musulmans, sunnites, chiites, yazédis. Ne rentrons pas dans un débat sur un tri, mot terrible", a ajouté le Premier ministre.

Dernière manche de la journée ce jeudi soir sur le plateau du 20 Heures de TF1. Invité par Gilles Bouleau à réagir au recadrage de Manuel Valls, Nicolas Sarkozy a rétorqué que ce dernier "ne connaissait pas ses dossiers et que cette proposition est une loi qui existe déjà". C'est effectivement le cas depuis 2001 (voir encadré), ce qui n'a toutefois pas empêché Nicolas Sarkozy de parler de "statut à créer" dans son entretien au Figaro...

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