Réfugiés "temporaires", Daech... Sarkozy dévoile son plan et dézingue Hollande

Réfugiés "temporaires", Daech... Sarkozy dévoile son plan et dézingue Hollande

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MIGRANTS – Dans un entretien accordé au Figaro, l’ex-président de la République livre ses pistes pour répondre à la crise des migrants. Il en profite également pour dézinguer François Hollande.

Nicolas Sarkozy poursuit sa rentrée… très offensive. Dans une interview-fleuve au Figaro, jeudi, le président du parti Les Républicains s'exprime sur plusieurs sujets et livre des propositions pour gérer la crise migratoire actuelle et combattre Daech. Voici ce qu’il faut en retenir.

Sur la crise migratoire
Dès le début de l’interview, Nicolas Sarkozy marque sa différence avec François Hollande et s’affirme contre les quotas proposés par la commission européenne, qui prévoient notamment que la France accueille 24.000 réfugiés supplémentaires d’ici deux ans. "Fixer des quotas reviendrait à accepter chez nous des étrangers qui ne correspondent pas aux critères que nous avons fixés pour l'entrée sur notre territoire", explique-t-il.

Il souhaite la création d’un nouveau statut de "réfugiés de guerre", différent du "réfugié politique", avec un visa temporaire de dix ans. Le principe : accueillir provisoirement des réfugiés "qui ont donc vocation à rentrer chez eux une fois la paix rétablie" dans leur pays. Nicolas Sarkozy souhaite également, comme il l’avait déjà évoqué à La Baule début septembre, l’installation de centres de rétention "dans les pays périphériques à Schengen" ce qui permettrait, espère-t-il, d’étudier les demandes d’asile avant que les migrants ne traversent la Méditerranée. C’est "le seul moyen de réguler le flux des migrants et d'empêcher les passeurs et les mafieux d'exploiter l'extrême misère humaine" explique-t-il.

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Sur Daech
Une large partie de l’interview accordée au Figaro est consacrée à la lutte contre le terrorisme et au groupe terroriste de l’État islamique. Le président du parti Les Républicains soutient le principe des frappes aériennes en Syrie, alors qu’a débuté en début de semaine des vols de reconnaissance au-dessus du pays.

Aller plus loin, c’est-à-dire intervenir militairement au sol, Nicolas Sarkozy n’y est cependant pas favorable. Du moins, pas avec des soldats français. "Pour la Syrie, il faut donc mobiliser des forces terrestres de pays de la région, comme les États du Golfe ou l'Égypte, et des forces de l'opposition syrienne. Qui peut penser que la Syrie sera libérée sans que les Syriens y prennent leur part ?", explique-t-il. "On ne 'peut' pas, on doit vaincre Daech en quelques mois, si l'on s'en donne les moyens" ajoute-t-il.

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Sur François Hollande
Lors de cette interview, Nicolas Sarkozy fait d’une pierre deux coups : il livre ses pistes de réflexion, et d’action, et en profite pour égratigner tout au long de son discours le chef de l’État. Sur la crise migratoire ? "La France a vocation à fixer un cap en Europe et non pas à se retrouver à la traîne. Les Français constatent chaque jour que François Hollande a perdu toute maîtrise des événements." Sur l’accueil des réfugiés ? "François Hollande ment quand il avance le chiffre de 24.000 réfugiés acceptés en France. Puisque la France garde des allocations sociales supérieures à celles de ses partenaires de Schengen, les réfugiés qui rentrent dans les autres pays de Schengen finiront inéluctablement chez nous." Sur l’accueil des migrants en Allemagne ? "On voit à quel point le couple franco-allemand est profondément déstabilisé par l'absence de François Hollande". L'offensive est belle est bien lancée.

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